L'Opep semble hésiter sur le calendrier d'une baisse de la production

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Une baisse de la production semble acquise, mais les ministres du cartel pétrolier hésitent sur la date de sa mise en oeuvre.

Les ministres de l'Opep se sont entendus sur la nécessité d'une nouvelle baisse de leur production de pétrole mais hésitent sur la date à laquelle la mettre en oeuvre, ont indiqué plusieurs d'entre eux ce jeudi avant le début de la réunion ministérielle du cartel. "Il y a un consensus pour une réduction (de production) mais on ne sait pas si elle va être appliquée tout de suite ou plus tard", a confirmé le ministre algérien de l'Energie et des mines, Chakib Khelil.

Le représentant libyen, Choukri Ghanem, a lui aussi évoqué la possibilité d'une baisse de production dont la mise en oeuvre serait reportée à plus tard. "Mon sentiment est qu'il n'y aura pas de réduction aujourd'hui (jeudi)", a-t-il déclaré. "Nous cherchons à équilibrer le marché, nous verrons de combien (il faut réduire la production) et s'il y a besoin, nous le ferons, mais pas aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Face à des cours du pétrole installés au-dessus de 60 dollars le baril et à un marché qu'elle juge "stable", l'Opep pourrait ainsi décider de ne pas toucher à nouveau à sa production dans l'immédiat. Selon des analystes, elle pourrait se contenter de s'engager à mieux respecter la décision prise fin octobre à Doha de réduire sa production de 1,2 million de barils par jour. Une autre option serait d'annoncer une baisse de production dès jeudi mais avec une mise en oeuvre reportée à février.

Le ministre vénézuélien de l'Energie, Raphael Ramirez, a répété jeudi qu'il souhaitait que l'Opep réduise à nouveau sa production de 500.000 barils par jour, dès "début janvier". Le ministre indonésien de l'Energie, Purnomo Yusgiantoro, a quant à lui indiqué qu'il pourrait proposer à ses homologues de l'Opep de se réunir une fois de plus avant la réunion ordinaire prévue en mars.

Avant le début de la réunion ministérielle, dont on connaîtra le résultat en début d'après-midi, le ministre du Pétrole saoudien Ali al-Nouaïmi, chef de file de l'Opep, s'était aussi montré assez ambigu, déclarant sans plus de précisions que l'organisation avait "probablement encore un peu de travail à faire pour rendre le marché encore plus stable".

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