L'Irak demande une centaine de milliards de dollars d'aide internationale

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Le gouvernement irakien évalue à environ 100 milliards de dollars la somme nécessaire pour pouvoir remettre à flot le pays. Parallèlement ce mardi se tient une réunion de travail sur un projet d'accord international qui doit définir les conditions du versement de l'aide à la reconstruction de l'Irak.

Un chèque de 100 milliards de dollars. C'est le montant de la subvention que demande l'Irak à la communauté internationale pour reconstruire ses infrastructures ravagées par plus de trois ans de guerre et de violence. "Ceci est un chiffre approximatif pour les cinq prochaines années", a estimé Ali al-Dabbagh, le porte-parole du gouvernement irakien, ajoutant que son pays avait "besoin d'une assistance jusqu'à ce que notre secteur pétrolier soit reconstruit". Des paroles prononcées, aujourd'hui, en marge de l'ouverture au Koweït de la réunion préparatoire pour l'élaboration d'un "Pacte international avec l'Irak".

A l'issue de cette rencontre, les représentants de 14 pays donateurs et de sept institutions internationales, dont l'ONU et l'Union européenne, doivent entériner un projet d'accord définissant les modalités de l'aide internationale destinée à l'Irak. En échange de leur assistance, les donateurs demandent au gouvernement irakien de s'engager à appliquer un programme de réformes économique, sociale et sécuritaire et de combattre la corruption répandue dans ce pays.

L'accord a notamment pour objectif de garantir au pays une aide financière et politique pour restaurer la paix et la démocratie. A l'ouverture de la réunion, le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Mohammad Al-Sabah, a notamment affirmé que les participants examineront les conditions d'une meilleure utilisation de l'aide promise au gouvernement irakien par les pays donateurs lors de la conférence de Madrid, en octobre 2003. Les participants avaient alors promis de contribuer à hauteur de 33 milliards de dollars à la reconstruction de l'Irak.

A terme, quelque 40 pays donateurs participeront avant la fin de l'année à une nouvelle conférence organisée à Bagdad. Au menu, la signature du fameux "Pacte international", considéré comme une véritable feuille de route pour "la reconstruction de la nation irakienne" par son vice-Premier ministre, Barham Saleh.

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