L'Allemagne de plus en plus optimiste

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Reflet de l'opinion du secteur financier allemand, l'indice Zew s'établit à 71 points en janvier, au plus haut depuis janvier 2004, alors qu'il était attendu à 65 points.

Le baromètre allemand Zew, fruit d'une enquête auprès d'un panel d'analystes financiers, est au beau fixe. Il a progressé en janvier de 9,4 points pour s'établir à 71 points, largement au-dessus des attentes du consensus recueilli par l'agence Bloomberg, qui s'établissait à 65. L'indice atteint ainsi un plus haut depuis janvier 2004. Le mois précédent, il avait également surpassé les attentes en s'adjugeant la plus forte hausse en 12 ans.

Certes, le plus haut historique de 89,6 de début 2000 est loin d'être atteint. Mais cette progression reflète l'embellie de l'économie allemande. "La fin des incertitudes sur le plan politique, le recul des cours du pétrole et la progression des marchés d'actions sont autant de paramètres venus restaurer la confiance", explique Mitul Kotecha, économiste chez Calyon. Selon l'Institut Zew, la progression de l'indice est surtout le fait de l'amélioration des carnets de commandes dans l'industrie. Les anticipations pour 2006 s'éclaircissent également, en particulier en ce qui concerne la politique économique.

Peu de chance, dans ces conditions, que le ton de la BCE reste neutre lors de sa prochaine réunion jeudi. D'autant que l'Insee a également publié ce matin un chiffre de production industrielle française supérieur aux attentes. Les membres de la BCE, l'Allemand Axel Weber et le Néerlandais Nout Wellink, ont déjà donné le la en indiquant que les taux devaient continuer à être relevés. "S'ils sont pour le moment minoritaires au sein du comité, ils devraient faire de nouveaux adeptes au cours des prochains mois", estime Mitul Kotecha.

Revigoré par cette nouvelle statistique, l'euro progressait légèrement contre le dollar en fin de matinée, repassant le seuil de 1,21 dollar. "Les excellentes performances des indices allemands ces derniers mois nous ont conduit à revoir notre estimation de croissance pour l'Allemagne à 2% pour 2006 contre 1,5% estimés précédemment", indique Sylvain Broyer, chez Ixis. Seule incertitude, la capacité de l'Allemagne à créer des emplois, avec un coût de main d'oeuvre prohibitif qui conduit les entreprises à délocaliser leur production en Europe de l'Est et en Asie.

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