La France formellement opposée au rachat d'Arcelor par Mittal Steel

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Le ministre délégué à l'industrie François Loos a déclaré à l'Assemblée nationale que le gouvernement était opposé au succès de l'OPA de Mittal sur Arcelor. La France rejoint ainsi la position déjà affirmée du premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. L'Espagne ne se prononce pas encore officiellement.

En France, le message est clair. Le gouvernement s'oppose au rachat d'Arcelor par Mittal Steel. Il a en effet officialisé sa position au sujet de cette opération, au cours de la séance de questions à l'Assemblée nationale. "Nous sommes opposés au succès de l'OPA de Mittal contre Arcelor", a déclaré François Loos, le ministre délégué à l'industrie, devant les députés. Le ministre a ainsi répondu sans équivoque à une question posée par l'ancien Premier ministre Laurent Fabius.

"Mittal a enfreint toutes les règles de conduite, la grammaire de la finance internationale dans ce domaine", a lancé François Loos. "On n'aborde par un groupe comme Arcelor, fleuron de l'économie européenne et de la sidérurgie française sans prévenir, sans parler, sans vision, sans projet industriel commun", a martelé le ministre.

Par le biais de François Loos, le gouvernement français s'est ainsi rangé officiellement du côté du Luxembourg, qui a déjà affirmé avec force son opposition à l'opération. En effet, le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker avait déjà exprimé son opposition, mardi. Il a ensuite réaffirmé ses profondes réticences, mercredi, en soulignant "une incompatibilité entre deux cultures d'entreprises".

Jusqu'alors, le gouvernement français avait simplement marqué son inquiétude, à l'égard du risque que représente le rachat d'un champion européen de l'acier. Thierry Breton avait ainsi regretté, lundi, après une courte entrevue avec le PDG de l'assaillant Mittal Steel, Lakshmi Mittal, le manque de projet concret. Le Premier ministre Dominique de Villepin avait pour sa part critiqué le fait que l'OPA était "peu satisfaisante dans la forme" et qu'elle posait "un problème sur le fond".

Par ailleurs, alors qu'Arcelor est né de la fusion du Français Usinor, du Luxembourgeois Arbed et de l'Espagnol Aceralia, en 2002, le gouvernement espagnol reste pour sa part sur sa réserve. Les syndicats poussent à ce que le gouvernement Zapatero prenne une position tranchée et officielle sur cette OPA.

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