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Partisans et opposants du service minimum donnent de la voix

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Publié le 29 juillet 2007 à 21:21 - Mis à jour le 23 octobre 2008 à 17:08

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Alors que le projet de loi qui inclut le "paquet fiscal" a été adopté samedi par le Sénat, le brûlant sujet du service minimum dans les transports est aujourd'hui entre les mains de l'Assemblée. Alors que l'opposition juge ce projet régressif et inutile et Fédérations de cheminots et de transport ont appelé à des rassemblements demain.

Examiné dès aujourd'hui par les députés à l'Assemblée nationale, le projet de loi sur le service minimum suscite des remous chez l'opposition et les syndicats. Ce texte, qui devrait être adopté dès vendredi dans le cadre de la procédure d'urgence, avance trois mesures essentielles : l'obligation pour les salariés de se déclarer grévistes 48 heures à l'avance, sous peine de sanction disciplinaire, le non-paiement des jours de grèves et la possibilité d'instaurer un vote "indicatif" sur la poursuite ou l'arrêt du conflit après huit jours de grève.

Déjà adopté par le Sénat, ce texte "est pour nous une régression sociale et constitue une atteinte préoccupante aux droits des travailleurs", a déclaré le secrétaire national du PS Faouzi Lambdaoui, qui tenait aujourd'hui le point de presse hebdomadaire du parti, reprochant au gouvernement "d'engager un bras de fer inquiétant avec les syndicats". Faouzi Lambdaoui a jugé que "ce système est inefficace car il incitera les travailleurs à se déclarer grévistes pour ne pas être sanctionnés". "De plus, ce dispositif est mal ficelé et ne permettra absolument pas aux usagers de bénéficier d'un meilleur service les jours de grève", a-t-il ajouté.

Sept fédérations de cheminots et quatre fédérations de transport (CGT, CFDT, FO et CFTC) ont appelé à des rassemblements mardi dans toute la France contre le projet de loi. "Même si ces rassemblements du 31 juillet seront symboliques et militants, nous devons montrer aux salariés qu'on ne laisse pas passer cette loi sans rien dire", a déclaré Annick Coupé, porte-parole de Solidaires.

"Ce ne sera qu'une première étape", a de son côté déjà prévenu Bernard Thibault annonçant d'autres "mobilisations à la rentrée" et "des recours juridiques" contre un projet de loi jugé par les syndicats "attentatoire au droit de grève". "Aux vues des expériences des gouvernements précédents, confrontés aux longs conflits de 1986 et de 1995, il est tentant de priver les salariés de leurs outils légaux pour exprimer leurs revendications, leurs attentes, voire leur colère", a commenté le leader cégétiste.

De son côté, le gouvernement défend son projet de pied ferme. "OK pour le droit de grève, évidemment pas de problème, ça fait partie des droits fondamentaux de la Constitution, mais en face il y a un autre droit, qui est que celui qui va travailler ait le temps de s'organiser et de se retourner", a déclaré sur RMC le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, affirmant que 60% des trains annulés à la SNCF l'étaient pour cause de grève.

La disposition prévoyant un vote à bulletin secret après huit jours de grève s'appliquera seulement "aux grévistes", a-t-il précisé, et vise à empêcher qu'une grève "pourrisse avec une minorité qui enkyste la grève". "Quand vous faites un vote à main levée, grosso modo c'est le jeu de la pression, il n'y a pas vraiment de liberté d'expression", a-t-il dit en qualifiant le vote secret de "garantie que chacun puisse s'exprimer".

Les Français favorables à un service minimum à l'école
Près de huit Français sur dix (79%) sont favorables à un service minimum dans l'Education nationale, selon un sondage Ifop rendu public lundi et réalisé pour SOS Education, une association qui dit défendre des valeurs conservatrices. Le service minimum a vocation à être étendu aux autres services publics de transport, voire à d'autres services publics, a déclaré lundi sur France 2 Hervé Mariton (UMP), président de la Commission spéciale chargée du service minimum à l'Assemblée nationale. Le sondage montre également que 87% des Français sont favorables "à un retour aux méthodes traditionnelles dans les écoles primaires, comme la méthode de lecture syllabique, les lignes d'écriture, l'apprentissage par coeur et le calcul mental", que défend SOS Education.

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