Déduction des intérêts d'emprunt immobilier : les demandes de la FNAIM

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La fédération nationale de l'immobilier demande des précisions au gouvernement suite à l'annonce par le ministre du Budget, Eric Woerth, de la future déduction pour les ménages d'une partie des intérêts de leurs prêts immobiliers contractés pour acquérir leur résidence principale.

L'annonce par le ministre du Budget Eric Woerth, ce jeudi dans une interview aux Echos, de la future déduction pour les ménages d'une partie des intérêts de leurs prêts immobiliers contractés pour acquérir leur résidence principale, à hauteur d'au moins 20% de ces intérêts, et ce pour tout logement acheté après le 6 mai 2007, jour du deuxième tour de l'élection présidentielle, suscite de nombreuses réactions.

A commencer par celle de la FNAIM, la fédération nationale de l'immobilier et de son président, René Pallincourt. Il affiche sa satisfaction. "A l'heure où le marché connaît des rythmes de progression des prix plus modérés, une telle mesure devrait, en améliorant la solvabilité des ménages, encourager les candidats à l'accession à réaliser leur rêve de propriétaire, souligne-t-il. D'autant que l'ensemble de nos concitoyens, des plus modestes non soumis à l'impôt sur le revenu aux plus aisés, pourront en bénéficier grâce à un crédit d'impôt."

Mais il ajoute qu'il reste à préciser les contours de cet avantage, qu'il s'agisse du niveau du taux de crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunts - a priori fixé à 20% -, de la durée du dispositif, comme des modalités de son plafonnement.

A ce titre, la FNAIM préconise :
"- un niveau de taux relevé de 5 points, soit 25%, pour déterminer une économie d'impôts, -aux conditions de marché actuelles-, comparable à celle dont ont pu bénéficier les ménages entre 1984 et 1997, et dont les effets ont prouvé leur efficacité.

- une durée proportionnelle à la durée de l'emprunt pour toucher toutes les classes d'âge de la population ;

- en cas de plafonnement, une sectorisation géographique tenant compte des disparités de prix des transactions observées en régions, pour respecter un équilibre entre les territoires et entre les ménages.

- Plus largement, si la FNAIM souhaite un dispositif ouvert à tous les emprunteurs, elle recommande aussi que ceux d'entre eux, primo-accédants, puissent conserver l'éligibilité au Prêt à Taux Zéro (PTZ) qui leur garantit, pour beaucoup, de rester en-dessous du seuil maximal d'endettement".

Selon la Fédération nationale de l'immobilier, "l'ensemble de ces mesures participera très fortement à la relance de la consommation et à la reprise de la croissance, axes prioritaires du nouveau Gouvernement.

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