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François Fillon: "Réformer, réformer et encore réformer"

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Publié le 01 octobre 2007 à 01:20 - Mis à jour le 23 octobre 2008 à 17:29

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Intervenant devant les parlementaires de l'UMP, le Premier ministre a souligné sa proximité avec Nicolas Sarkozy. Il a évoqué les programmes de réformes à venir, qui porteront entre autres sur l'emploi, l'Etat et la maîtrise des dépenses publiques.

François Fillon a conclu les journées parlementaires de l'UMP, samedi à Strasbourg, en revendiquant son rôle de chef de la majorité tout en se présentant comme le garant des promesses du président Nicolas Sarkozy.

"N'en déplaise à certains, il y a au sommet de l'Etat une seule stratégie, une seule politique et une seule dynamique, celle du président de la République", a-t-il affirmé devant des centaines d'élus réunis au palais des Congrès de la capitale alsacienne.

"Rien ni personne ne me détournera de ma fidélité et de mon amitié", a ajouté le Premier ministre qui avait paru agacé, dernièrement, par l'omniprésence de Nicolas Sarkozy. François Fillon s'était notamment dit en désaccord avec le terme de "collaborateur" employé fin août à son endroit par le président de la République.

Plus récemment, ses déclarations sur une France "en situation de faillite" avaient pu laisser croire à des divergences au sommet de l'Etat sur la politique économique, à la veille de l'examen par le Parlement du projet de budget 2008.

A Strasbourg, François Fillon s'est revendiqué comme le chef d'une majorité "qui tient le rôle de partenaire et non pas d'auxiliaire du gouvernement". "Une majorité qui conjugue deux principes: la fidélité et la liberté", a ajouté François Fillon qui a invité les parlementaires à soutenir les réformes voulues par le président de la République.

"Je vous annonce qu'avec Nicolas Sarkozy nous allons réformer, réformer et encore réformer", a poursuivi le chef du gouvernement, invitant à "changer résolument" le système actuel. "Les réformes ne sont pas l'oeuvre d'un clan ou d'un parti, elles sont le résultat d'un diagnostic peu discutable sur la situation de notre pays", a-t-il assuré.

Il a brocardé au passage le Parti socialiste qui, "tandis que nous nous ouvrons, ne trouve rien de mieux que d'envisager un 'comité de riposte' avec le Parti communiste et la Ligue communiste révolutionnaire". "Libre à eux de regarder dans le rétroviseur", a-t-il ironisé.

Pour le Premier ministre, la conjoncture économique caractérisée par la crise boursière et la faiblesse "chronique" de la croissance française "ne change rien au fond du problème". Quel que soit le niveau de croissance, "de toutes façons notre économie reste moins performante que celle des principaux pays développés", a-t-il fait remarquer.

François Fillon a qualifié de "sérieux", "solide" et "volontariste" le budget 2008 même si, a-t-il reconnu, "personne ne peut se satisfaire de ce niveau de déficit", fixé à 2,3% du PIB. Mais face aux ardeurs de certains parlementaires de la majorité qui pressent le gouvernement de réduire les déficits, il a justifié ce choix par la nécessité de ne pas "asphyxier la croissance" et par le choix d'un phasage des réformes.

Après celles de 2007, et notamment le paquet fiscal voté durant l'été pour "dynamiser la croissance", suivront en 2008 "les réformes structurelles du marché de l'emploi, de l'Etat et de notre contrat social".

"La troisième étape, c'est l'accélération de la maîtrise de nos dépenses que les adaptations structurelles rendront plus faciles", a-t-il assuré. Le Premier ministre a souligné "l'absolue nécessité" de réformer les régimes spéciaux de retraites, de "sauver le système de santé" ou de traiter "le problème scandaleux des seniors qui sont écartés de la vie active".

"Au regard de ce carnet de route, c'est bien toute la France que nous mettons en chantier et en mouvement", s'est-il félicité.

Il a enfin assuré les députés et sénateurs de son soutien quand ceux-ci demandent des pouvoirs accrus en matière de fixation de l'ordre du jour ou de contrôle de l'exécution des lois. "C'était un engagement de Nicolas Sarkozy au cours de sa campagne", n'a-t-il pas manqué de rappeler.

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