La baisse des stocks d'essence et de brut font grimper les cours du pétrole
La Tribune
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Le prix du baril d'or noir est de nouveau en hausse. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en mai prenait 78 cents, à 62,79 dollars, en début d'après-midi ce jeudi, alors que les stocks américains d'essence ont reculé de 5,5 millions de barils à 199,7 millions, lors de la semaine achevée le 6 avril. Une baisse des stocks supérieure à celle que les experts anticipaient. Ces derniers tablaient sur un recul des stocks proche de 1,4 million de barils.
Il s'agit de la neuvième semaine consécutive de déclin pour ces réserves, soit une baisse de 12% depuis début février. Ce qui représente 27,5 millions de barils. Or, ces stocks sont de plus en plus surveillés par le marché, alors que la saison des grands déplacements en voiture approche. "Les prix à la pompe de l'essence aux Etats-Unis pourraient prochainement atteindre le seuil des trois dollars le gallon", anticipe Phil Flynn, d'Alaron Trading, interrogé par l'AFP.
"Une forte demande et des capacités de raffinage réduites pourraient faire grimper encore les prix de l'essence et ceux du pétrole à court terme", a aussi estimé Bart Melek, analyste de BMO Capital Markets. Récemment, le taux de fonctionnement des raffineries américaines a été ralenti par des opérations de maintenance, auxquelles se sont ajoutés divers incidents techniques.
Or, "la production d'essence va devoir augmenter énormément pour pouvoir répondre à une demande insatiable. Si la demande reste aussi élevée qu'actuellement et que les prix de l'essence grimpent encore, le marché va devoir trouver un prix plancher qui permettra de freiner la demande et donnera aux raffineurs la possibilité de rattraper leur retard", explique Phil Flynn.
Cette montée des cours s'explique aussi par les commentaires de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur la situation des stocks publiés ce jeudi matin dans son rapport d'avril. "Les réductions de l'Opep depuis l'automne dernier ont coïncidé avec deux trimestres de recul des stocks des pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) et la production reste sous les niveaux nécessaires pour générer l'habituelle hausse printanière des stocks", écrit l'AIE .
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