Enel publie une hausse surprise de son bénéfice
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Enel a agréablement surpris les analystes financiers. Le groupe italien de services aux collectivités a publié un résultat net en hausse de 12% au premier trimestre, à 943 millions d'euros, alors que les analystes interrogés par l'agence Bloomberg redoutaient une baisse de 3,3%!
Les secrets de cette performance? D'abord, le groupe a réduit ses coûts de 7,2%. Ensuite, l'expansion internationale d'Enel, notamment en Europe de l'Est et en Russie, a contrebalancé la baisse des ventes d'électricité en Italie, conséquence d'un hiver chaud. Le chiffre d'affaires a bondi de 74,5% à l'étranger, à 1,06 milliard d'euros, soit 10,9% de l'activité globale, tandis que les revenus diminuaient de près de 5% sur le marché national.
Et le développement d'Enel hors de ses frontières est loin d'être achevé. Son projet d'acquisition de l'espagnol Endesa, pour 43,7 milliards d'euros, lui donnera accès à 22 millions de clients supplémentaires, ainsi qu'à des centaines de centrales électriques, de la Pologne au Chili.
Reste à attendre qu'Endesa décide de recommander, ou non, l'offre d'Enel, associé pour l'occasion à l'espagnol Acciona! Encore faut-il que cette opération reçoive l'approbation des autorités espagnoles du secteur de l'énergie, a rappelé Endesa le 4 mai. Enel espère lancer son offre après l'été.
Outre l'Espagne, l'Europe Centrale est une zone d'expansion privilégiée par Enel. Le groupe s'est développé dans le nucléaire en Slovaquie et dans l'électricité en Roumanie. Le mois dernier, en coopération avec sa compatriote Eni, la société a proposé de racheter certains actifs du russe Yukos. Tout pour oublier l'échec de sa tentative de rachat du français Suez, il y a plus d'un an.
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