Recul des profits semestriels d'Italcementi et de sa filiale Ciments français

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Avec des bénéfices nets en baisse de respectivement 4% et 7,6%, Ciments français et sa maison-mère italienne font les frais du mauvais temps, du ralentissement du rythme des constructions et de l'augmentation des coûts fixes. Aidés par un premier trimestre particulièrement favorable, les deux groupes visent des objectifs inchangés en rythme annuel.

Le groupe italien de ciments Italcementi, cinquième producteur mondial et sa filiale française ont enregistré des bénéfices en recul lors du dernier trimestre, impactant également le résultat des six derniers mois écoulés. Les raisons qui semblent avoir pesé sur les cimentiers sont avant tout conjoncturelles.

Le bénéfice net de Ciments français se chiffre à 290 millions d'euros, ce qui représente une baisse de 4% par rapport à la même période un an auparavant. Le chiffre d'affaires est pourtant en hausse de 8,2% sur le semestre, et de 5% sur le trimestre écoulé. Deuxième trimestre qui voit également la marge d'exploitation du groupe reculer de 24,9% à 22,9%.

Les charges d'exploitation se sont alourdies pour les entreprises du secteur. En effet, la hausse des prix de l'énergie et des coûts de maintenance, mais également le ralentissement de la construction de logements aux Etats-Unis ont pesé sur les résultats. Si la météo du premier trimestre avait été favorable au secteur en Europe, la dégradation du climat dans les mois suivants a eu des effets négatifs sur les ventes.

Les mêmes raisons sont invoquées par Italcementi, dont le bénéfice net part du groupe (bénéfice net consolidé du groupe sous déduction de la quote part des profits revenant aux actionnaires minoritaires) chute de 7,6% (313 millions d'euros). Le chiffre d'affaires s'élève, pour l'italien, à 3,073 milliards d'euros pour le semestre, en hausse de 5,6%.

Par zones d'activité, le groupe enregistre ses plus fortes hausses d'activité dans les pays émergents et en Europe de l'Ouest. L'Amérique a continué son atterrissage en douceur entamé au premier trimestre après le début de la crise des constructions dans l'immobilier résidentiel. Les deux groupes se montrent confiants sur le reste de l'année. Ciments français s'attend à des résultats "en ligne" avec ceux de 2006. De son côté Italcementi a confirmé son objectif de l'année.

Dans l'après-midi de vendredi, le titre Italcementi coté à Milan gagnait 3,62%, alors que Ciments français connaissait une assez forte correction, en baisse de 5,22%.

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