Les groupes américains de défense ont le vent en poupe

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Lockheed Martin a dégagé en 2006 un résultat net de 2,5 milliards de dollars, en hausse de 39%. La performance est nettement supérieure à celle de Northrop Grumman qui enregistre néanmoins une progression de 10% de son bénéfice net.

Les groupes américains de défense ont le vent en poupe. Lockheed Martin, numéro un du secteur, a annoncé aujourd'hui un bond de 39% de son résultat net en 2006 à 2,5 milliards de dollars. Un résultat supérieur aux attentes des analystes. Une performance nettement supérieure à celle de son rival, Northrop Grumman, numéro trois du secteur américain, dont la hausse du bénéfice net n'a été que de 10%, à 1,5 milliard de dollars.

Le chiffre d'affaires de Lockheed, porté par les ventes d'avions de chasse F-16, F-22 ou F-35 ou encore les missiles Patriot, a progressé de 6%, à 39,6 milliards de dollars, tandis que celui de Northrop est resté stable à 30,1 milliards. Ce dernier a par ailleurs perdu plusieurs contrats en 2006 face à Lockheed et Boeing (numéro deux du secteur).

Pour 2007, les deux groupes ont relevé leurs prévisions. Tablant sur une forte performance de sa division aéronautique -qui produit le F-35, plus connu sous l'appellation Joint Strike Fighter- Lockheed vise un bénéfice par action compris entre 5,80 et 6 dollars (contre une fourchette de 5,6 à 5,8 dollars jusqu'ici), tandis que Northrop, vise un bénéfice par action entre 4,8 et 5,05 dollars (contre 4,65 à 4,90 dollars précédemment).

Dans l'ensemble, Lockheed, Northrop, Boeing ou General Dynamics sont portés par la hausse des dépenses militaires de Washington pour couvrir les opérations en Afghanistan et en Irak, mais aussi de l'externalisation accrue de certains programmes technologiques gouvernementaux.

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