Face à la crise boursière, Christine Lagarde cherche à rassurer

La ministre de l'Economie et des Finances a fait le point jeudi sur la crise qui sévit sur les marchés financiers. Christine Lagarde s'est montrée confiante confirmant les objectifs de croissance de la France pour 2007.

Un retour précipité pour Christine Lagarde. Face à la débâcle des marchés boursiers, notamment du CAC 40 qui a clôturé en dessous des 5 300 points ce jeudi soir, la ministre de l'Economie et des Finances est rentrée de ses vacances. Elle a fait le point dans l'après-midi sur la situation des marchés financiers internationaux.

Tout va bien ! Christine Lagarde a indiqué qu'"elle maintenait la prévision de croissance" du gouvernement pour 2007, à 2,25 % et 2,5 %. La ministre s'attend à deux trimestres "de bon augure". Pourtant, le Produit Intérieur Brut (PIB) n'a progressé que de 0,3 % au deuxième trimestre et de 0,5 % au premier. Selon l'Insee, pour atteindre 2 % de croissance sur l'année, il faut une hausse de 0,8 % et 0,9 % de l'activité pour les deux prochains trimestres.

Attendue sur la crise des marchés immobiliers à risque américains, Christine Lagarde a souligné qu' "elle ne croyait pas aujourd'hui en une contamination de l'économie réelle en France. Nous avons toutes les raisons d'être rassurés sur la situation de l'économie bancaire française". La ministre a félicité les banques centrales qui ont "très bien et très vite réagi". Face au repli de l'euro, qui a atteint son plus bas niveau depuis deux mois à 1,3367 dollars, Christine Lagarde reste optimiste en estimant que cette baisse "sera certainement de nature à soutenir les ardeurs des entreprises françaises exportatrices".

Il ne reste plus qu'à surveiller. Christine Lagarde s'est toutefois dite jeudi très attentive et vigilante à la situation des marchés financiers internationaux et n'a pas exclu une réunion des ministres des Finances du G7 avant le mois d'octobre si nécessaire.

Après avoir écrit à la chancelière allemande, qui assure la présidence du G7, pour demander aux dirigeants des sept pays les plus industrialisés d'adopter des mesures pour renforcer "la transparence du fonctionnement des marchés", le président de la République a réagit lui aussi, jeudi soir, sur la chaine de radio RTL. Nicolas Sarkozy estime que les "Etats ne sont pas désarmés face à la crise des marchés. Selon le président de la République, "la moralisation du capitalisme financier passe par la régulation, des règles prudentielles et de la transparence". Le président de la République devrait rentrer des Etats-Unis samedi matin.

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