Nouvelles spéculations boursières sur Danone
La Tribune
La Tribune
Les grandes manoeuvres semblent loin d'être terminées dans le secteur agroalimentaire. D'après le Wall Street Journal, Nestlé et PepsiCo ont envisagé une fusion au printemps 2007. Or, les deux géants mondiaux de l'agroalimentaires ont finalement renoncé à ce rapprochement.
Cette information a pour effet de doper le titre Danone en matinée. L'action du groupe présidé par Franck Riboud progresse de plus de 2% en matinée, soutenue par la spéculation, tandis que le marché semble penser que PepsiCo pourrait se reporter sur Danone, après l'échec de son rapprochement avec Nestlé.
L'intérêt de PepsiCo pour Nestlé, et potentiellement pour Danone, s'inscrit dans le cadre d'une stratégie de diversification de la gamme de produits vers les aliments dits de "bien-être". PepsiCo souhaite ainsi être moins dépendant des sodas et des snacks.
Danone, dont la capitalisation boursière est de 29,3 milliards d'euros, reste une proie potentielle pour un groupe de la taille de PepsiCo, dont la capitalisation boursière est de 107,7 milliards de dollars. Le capital de Danone est en outre très éclaté, avec un autocontrôle de 7,9%.
Reste que, en cas d'intérêt pour Danone, PespiCo aura fort à faire pour convaincre le groupe français de l'intérêt d'un rapprochement, tandis que la stratégie de Danone est tournée vers les produits de santé... C'est d'ailleurs sur ce point précis que le rapprochement de PepsiCo est de Nestlé aurait achoppé.
Danone est en outre en train de se désengager de LU, et a annoncé le rachat du néerlandais Numico dans la foulée, se renforçant du même coup dans les aliments pour bébé et sur le secteur de la santé.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?