La Banque d'Angleterre vise un taux directeur à 6% l'an prochain

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Afin de faire basculer l'inflation autour de 2%, la Banque d'Angleterre (BoE) estime qu'il faudra relever le taux directeur à 6% début 2008, comme l'anticipent les marchés.

Alors que la Réserve fédérale américaine est restée hier entièrement silencieuse sur le calendrier d'une prochaine baisse des taux, la Banque d'Angleterre (Bank of England, ou BoE), elle, affiche clairement la couleur. Dans son rapport trimestriel sur l'inflation publié ce mercredi, la BoE explique que l'objectif de faire refluer l'inflation vers les 2% d'ici deux ans sera atteint à condition que le taux d'intérêt directeur britannique grimpe à 6% au premier trimestre 2008.

La banque centrale voit le taux d'inflation se replier vers les 2%, objectif qu'elle se donne d'ici les deux prochaines années. Cette projection est établie en prenant pour hypothèse le taux d'intérêt directeur sur lequel tablent les marchés financiers.

Or, remarque la banque, les taux d'intérêt de court terme au Royaume-Uni "suggèrent que les acteurs des marchés financiers tablent sur un pic du taux directeur à 6% début 2008". Le rapport sur l'inflation répond ainsi aux spéculations des marchés financiers, qui s'interrogent sur le prochain mouvement des taux d'intérêt britanniques, et tablent en majorité sur un pic à 6%. La BoE a relevé ses taux pour la dernière fois en juillet, les portant de 5,50 à 5,75%.

La BoE a ajouté que les risques inflationnistes demeuraient orientés à la hausse, mais pas autant qu'il y a quelques mois, tandis qu'un ralentissement de la croissance était désormais anticipé sur les deux prochaines années.
La banque centrale table sur une croissance économique d'environ 2,5% à cet horizon, et juge que les risques pour cette projection sont équilibrés.

La BoE n'a pas semblé en revanche s'émouvoir particulièrement des dernières turbulences observées sur les marchés financiers, mais elle a prévenu néanmoins qu'une éventuelle dégradation de la situation des marchés de crédit aurait un impact négatif sur la croissance. Les responsables de la BoE se disent par ailleurs surpris de la résistance des dépenses de consommation malgré la hausse cumulée de 1,25 point de pourcentage des taux d'intérêt sur l'année écoulée, peut-être un signe que la réaction des consommateurs à un alourdissement du coût du crédit est aujourd'hui plus longue à venir que par le passé.

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