Moins d'un Français sur deux a désormais confiance en Sarkozy

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La cote de popularité du président de la République est en recul de 7 points sur un mois, à 48%, selon un sondage CSA publié dimanche. Une majorité de Français s'impatientent de voir les réformes mises en oeuvre produire les effets annoncés, en particulier la hausse de leur pouvoir d'achat.

Moins d'un Français sur deux fait désormais confiance à Nicolas Sarkozy pour résoudre les difficultés auxquelles il est confronté. Selon un sondage CSA publié dimanche par Le Parisien et i-Télé, seuls 48% des personnes interrogées déclarent faire confiance au chef de l'Etat "pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays". Ce score est en recul de 7 points sur un mois.

Par ailleurs, 45% des personnes interrogées entre les 2 et 3 janvier par l'institut CSA ne font "pas confiance" au président de la République, contre 38% début décembre. Le Premier ministre François Fillon pâtit lui aussi d'une baisse de sa popularité de 3 points, à 42%.

Ce mauvais résultat, diffusé deux jours avant la première grande conférence de presse de l'année du chef de l'Etat, traduit la déception d'un certain nombre de Français, qui peinent à voir les effets des réformes mises en oeuvre, notamment l'augmentation de leur pouvoir d'achat, qui reste leur principale préoccupation. Les mesures annoncées le mois dernier n'ont pas vraiment convaincu, puisque selon un sondade Ifop publié fin 2007 seul un quart des Français font confiance au gouvernement pour augmenter leur pouvoir d'achat, contre plus d'un tiers (36%) en août.

Fin décembre également, la politique économique du chef de l'Etat était jugée "mauvaise" par un Français sur deux, selon le baromètre mensuel BVA. Celui-ci mettait en évidence une baisse de 26 points de l'indice de popularité sur trois mois.

Mauvaise passe ou popularité durablement dégradée pour le chef de l'Etat? Une chose est sûre: avec la hausse durable de l'inflation pour cause de flambée des prix du pétrole et des matières premières alimentaires et le fléchissement de la croissance, Nicolas Sarkozy ne dispose que de marges de manoeuvre minimes pour améliorer la vie quotidienne des concitoyens les moins nantis. Lui-même n'est plus sûr que l'année 2008 marquera le début des "résultats de l'action entreprise", comme il l'a laissé entendre lors de ces voeux le 31 décembre.

En outre, ce "divorce" entre le président de la République et près de la moitié des Français survient à deux mois des élections municipales, première échéance electorale depuis le début du quinquennat, et à un moment où Nicolas Sarkozy entend conduire d'importants réformes. Que ce soit celle du régime général des retraites, du marché du travail ou des 35 heures, les réformes telles qu'elles sont envisagées par le pouvoir exécutif, et qui concernent l'ensemble des Français, suscitent l'hostilité des syndicats.

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