La Buba voit l'économie allemande ralentir en fin d'année

Les coûts très élevés de l'énergie devraient avoir un impact négatif non seulement sur la consommation, maillon faible de l'économie, mais aussi - par ricochet - sur les exportations, principal moteur de la croissance.

Pas d'éclaircie en vue pour l'économie allemande. Tel est le sentiment de la Bundesbank (Buba) dans son rapport mensuel paru ce lundi. Crise financière, euro fort, flambée des prix de l'énergie: ce cocktail de risques n'est pas resté sans effet sur la première économie de la zone euro et "laisse prévoir pour le reste de l'année en cours un rythme (de croissance) plus lent", écrit la "Buba".

La banque centrale insiste particulièrement sur les effets néfastes de l'énergie chère. "Les pertes de revenus disponibles accusées ces dernières années par les économies développées en raison des massives hausses des prix de l'énergie ont pris une ampleur considérable et ont entamé la volonté de consommer", souligne-t-elle. Cela affaiblit la demande des ménages dans le pays mais aussi chez les principaux partenaires commerciaux, ce qui par ricochet est préjudiciable aussi aux exportations, point fort de l'économie allemande, selon le rapport.

Au deuxième trimestre, le PIB a reculé de 0,5% comparé au premier, du jamais vu depuis quatre ans, selon un chiffre encore provisoire de l'Office des statistiques. Après le bond du premier trimestre, l'acquis de croissance s'élève ainsi à 0,8% à la mi-année. De nombreux économistes n'excluent désormais pas une récession dans le pays, à savoir au moins deux reculs trimestriels d'affilée.

Selon l'institut de conjoncture DIW de Berlin, la croissance devrait quasiment stagner au troisième trimestre, mais ce "serait complètement aberrant de parler d'une récession". Dans son baromètre mensuel paru ce lundi, l'institut de conjoncture mise sur un réveil de la consommation propre à soutenir la croissance d'ici à la fin 2008 grâce à une baisse des prix du pétrole et un marché de l'emploi toujours favorable.

Le gouvernement veut aussi y croire et mise toujours officiellement sur une croissance de 1,7% cette année, après 2,5% l'an passé.

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