Sarkozy veut stopper l'hémorragie des chercheurs

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Le président de la République a proposé ce lundi, lors d'une cérémonie sur le campus universitaire d'Orsay (Essonne) de mieux rémunérer les chercheurs.

Comment retenir les jeunes chercheurs français ? Comment éviter qu'ils partent à l'étranger "quand en sens inverse si peu de brillants esprits étrangers sont attirés par notre pays, quand ceux qui veulent revenir sont découragés par l'environnement et la rémunération qu'ils retrouvent" ? C'est précisément pour mettre fin à cette hémorragie des chercheurs que Nicolas Sarkozy préconise de mieux les rémunérer.

S'exprimant sur le campus universitaire d'Orsay (Essonne) lors d'une cérémonie organisée en l'honneur du prix Nobel 2007 de physique Albert Fert, le président de la République a proposé lundi de conjuguer les "moyens des universités (avec) ceux des organismes de recherche existants".

L'idée est d'abord d'introduire un "peu de flexibilité" dans le système de recrutement des chercheurs. Ceux-ci pourraient être engagés sous la double casquette d'enseignants universitaires et de chercheurs dans l'un des grands organisme de recherche, public ou privé. Nicolas Sarkozy propose par ailleurs de valoriser les travaux de recherche, afin que ceux-ci bénéficient "aux scientifiques à qui en revient le mérite". "Pourquoi ne pas envisager de les récompenser jusqu'à la moitié des bénéfices attendus, comme c'est le cas dans les pays étrangers les plus avancés dans ce domaine ?" s'est interrogé le président de la République.

Le chef de l'Etat propose aussi de "résoudre au plus vite" la question "de propriété des brevets dans les unités mixtes". Enfin, il prône la défiscalisation de "toutes les activités de valorisation des universités, comme c'est le cas dans tous les pays qui ont une réelle ambition d'innovation". Pour Nicolas Sarkozy, "prélever des impôts sur les universités n'a franchement guère de sens". Cette défiscalisation viendra en complément des mesures initiées en 2007 : la création de la jeune entreprise universitaire massivement défiscalisée et le triplement du crédit d'impôt recherche aux entreprises.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs rappelé la hausse du budget des universités et de la recherche votée l'automne dernier, un "total de 15 milliards d'euros d'effort financier supplémentaire".

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