Barclays : la banque japonaise Sumitomo pourrait investir 600 millions d'euros

Cet apport de capitaux devrait s'accompagner d'un accord de coopération en Asie et dans le domaine de la gestion de portefeuille entre les deux établissements, croit savoir le quotidien japonais des affaires, le Nikkei

Le groupe bancaire japonais Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG) s'apprêterait à injecter 100 milliards de yen (soit l'équivalent de 600 millions d'euros) dans la banque britannique Barclays dans le cadre d'un placement privé, affirme ce vendredi le quotidien économique japonais Nikkei.

Le placement serait effectué par la Sumitomo Mitsui Banking Corporation, navire amiral de SMFG, et pourrait être annoncé d'ici la fin du mois, croit savoir le Nikkei, qui précise que les négociations sont "dans leur phase finale". Cet apport de capitaux s'accompagnera d'un accord de coopération en Asie et dans le domaine de la gestion de portefeuille, ajoute le journal.

Si cette opération aboutit, ce sera la deuxième fois en quelques mois qu'un établissement japonais vient à la rescousse d'une banque occidentale en difficulté face à la crise mondiale du crédit. En janvier, Mizuho Financial Group avait ainsi apporté 1,2 milliard de dollars (775 millions d'euros) à la banque américaine Merrill Lynch.

Barclays avait confirmé en début de semaine qu'elle envisageait "activement" de procéder à une levée de capitaux, via un placement privé et une offre ouverte aux actionnaires existants. Le Sunday Times avait affirmé dans son édition dominicale, que la banque britannique comptait lever 4 milliards de livres (5 milliards d'euros), notamment auprès de fonds souverains.

Selon le journal, Barclays est en contact avec six investisseurs potentiels, dont la banque chinoise China Development Bank et le fonds public singapourien Temasek, et pourrait en retenir trois. Les deux établissements cités étaient entrés au capital de la banque britannique l'an dernier, pour 3,4 milliards d'euros, à l'occasion de sa tentative avortée d'acquisition de la néerlandaise ABN Amro, finalement rachetée puis démantelée par Royal Bank of Scotland, le bancassureur belgo-néerlandis Fortis et l'espagnole Santander.

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