La Chine s'impose dans le trio de tête du marché de l'art mondial
La Tribune
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Pour le marché de l'art aussi, la mondialisation se caractérise par le dynamisme des nouveaux pays émergents: la Chine a vu ses ventes "fine art" augmenter de 76% entre 2006 et 2007 selon Artprice, notamment par la multiplication de sociétés locales de ventes et par l'extraordinaire envolée des prix des artistes contemporains chinois.
Ainsi, même si elles y restent puissantes, Christie's ou Sotheby's, surtout installées à Hong Kong, sont désormais concurrencées par Poly International Auction, China Guardian, Shanghaï Hosane Auction, Beijning Chenxuang Auction , etc... De plus, des maisons de ventes occidentales comme la britannique Bonhams ou la française Artcurial viennent à leur tour d'ouvrir des filiales en Chine avec succès. De tous les artistes contemporains, ce sont les Chinois qui voient leurs cotes grimper le plus: + 780% depuis 2001! Selon le classement Artprice, on trouve 36 artistes chinois sur les 100 premiers les plus chers, Zhang Xiaogang arrivant deuxième juste derrière l'américain Jeff Koons. Sur les 35 artistes contemporains ayant décroché des enchères millionnaires en dollars l'an passé, 15 sont chinois, notamment Yue Minjun, Chen Yifei ou Cai Guoqiang.
Reste que le marché local, peu transparent, semble limité à une clientèle très fortunée qui n'acquiert que des oeuvres d'artistes chinois médiatiques, tout comme certaines galeries occidentales surfant sur un effet de mode. Le marché est donc particulièrement spéculatif. Il est à aborder avec modération.
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