Les prix du pétrole terminent la semaine en forte baisse

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Après quatre séances consécutives de hausse, les cours du brut ont terminé la semaine en très forte baisse. Ils ont perdu près de 7 dollars ce vendredi sur le Nymex, sous l'effet notamment du rebond du dollar.

Les cours du pétrole ont nettement reculé ce vendredi après avoir bondi de plus de 5 dollars jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre a ainsi perdu 6,59 dollars, clôturant à 114,59 dollars. Un repli qui s'explique en partie par le rebond du dollar. Le billet vert a en effet regagné du terrain face à la monnaie européenne, s'échangeant à 1,4770 dollar pour un euro. Jeudi, un euro valait plus de 1,49 dollar.

Par ailleurs, la perspective d'une réouverture prochaine de l'oléoduc stratégique BTC a rassuré. Cette infrastructure, acheminant 1,2 million de barils par jour de brut de la mer Caspienne vers les marchés européens, avait été fermée le 5 août après une explosion revendiquée par les rebelles séparatistes kurdes du PKK.

Les craintes sur les approvisionnements, liées au conflit en Géorgie, ont de plus perdu de leur vigeur alors en raison du cessez-le-feu entre les belligérants. Toujours au sujet de l'offre, les marchés pétroliers spéculaient sur une augmentation de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), grâce notamment à la hausse des livraisons de la part de l'Iran et de l'Angola. Et la Norvège, l'un des principaux exportateurs d'or noir hors Opep, a annoncé ce vendredi une augmentation de sa production en juillet.

Enfin, les investisseurs ont empoché des bénéfices, au lendemain de la forte séance de hausse. Ces liquidations étaient encouragées par une rebond des Bourses européennes vendredi, incitant les fonds à se porter vers les marchés d'actions plutôt que les matières premières.

Malgré cette forte baisse, le baril de pétrole a gagné 82 cents cette semaine alors qu'il semblait se diriger tout droit vers la barre des 110 dollars. Mais les tensions dans le Caucase et leurs répercutions sur les relations entre Washington et Moscou ont inversé cette tendance baissière. Sans compter que Venezuela pourrait proposer à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole d'abaisser sa production pour limiter le recul des cours.

Depuis son record enregistré le 11 juillet dernier à 147,27 dollars, le baril de "light sweet crude" a perdu près de 33 dollars alors que les craintes sur la demande mondiale se sont matérialisées avec la baisse de la consommation des Etats-Unis ou encore le repli du Produit intérieur brut (PIB) en Europe.

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