George W. Bush accepte le plan de sauvetage de l'immobilier

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Le président américain vient de donner son feu vert pour lancer le plan de sauvetage du secteur immobilier, en forte crise depuis un an. Il prévoit 300 milliards de dollars d'emprunts immobiliers, 3,9 milliards de dollars d'aide aux logements pour les collectivités locales, et soutient et une surveillance renforcée de Fannie Mae et Freddie Mac.

Georges W. Bush tente de sauver l'immobilier américain. Le président américain a signé, ce mercredi 30 juillet, la loi permettant de mettre en place un vaste plan de sauvetage, présenté comme le plus ambitieux en une génération. Il permettra d'aider les emprunteurs et les organismes de refinancement hypothécaires dans la tourmente ces dernières semaines.

300 milliards de dollars (soit 193 milliards d'euros) d'emprunts immobiliers doivent être garantis par l'Etat pour soulager les emprunteurs, alors que les taux d'emprunts fixes sur 30 ans sont à leurs niveaux les plus élevés en un an.

De plus, 3,9 milliards de dollars doivent être accordés aux collectivités locales pour racheter et réhabiliter les logements saisis, un point auquel s'était opposé la Maison Blanche dans un premier temps.

Le texte prévoit aussi une partie sur les grands spécialistes du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac qui ont subi une forte crise au début du mois. D'une part, tous deux sont placés sous l'autorité d'un nouvel organisme de contrôle, aux pouvoirs renforcés. D'autre part, le plan permet à Fannie Mae et Freddie Mac, qui avaient perdu 50% de leur valeur en l'espace d'une semaine, d'accéder à plus de capitaux publics en autorisant le Trésor jusqu'à la fin 2009 à acheter des actions des deux organismes ou à leur prêter plus d'argent. Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5.200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit près de 50% de l'encours de crédit immobilier américain

Le plan, qui a été adopté par le Congrès samedi 26 juillet, vise à débloquer le secteur immobilier qui voit la demande diminuer, le nombre de ventes plonger et les prix décliner inexorablement. Le prix des logements aux Etats-Unis a enregistré une baisse recors en mai, accusant un recul de 15,8% sur un an. Les saisies immobilières, quant à elles, continuent d'augmenter : au deuxième trimestre, elles étaient en hausse de 14% par rapport au trimestre précédent, et sur un an elles ont bondi de 121%.

Tony Fratto, porte-parole de la Maison Blanche, indique que l'administration fédérale allait "commencer à mettre en oeuvre de nouvelles politiques pour permettre à plus de familles américaines méritantes de rester dans leurs maisons".

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