Sarkozy fustige les pessimistes à propos de la croissance

Non, "tout n'est pas foutu", a affirmé vendredi le chef de l'Etat en déplacement à Melun. Et de rêver tout haut que Bruxelles revoie ses prévisions de déficit pour la France.

"Sans faire de l'autosatisaction", Nicolas Sarkozy n'en finit plus de se féliciter des bons chiffres de la croissance. L'Insee a révisé à la hausse jeudi ses estimations de croissance pour l'année 2007 et le premier trimestre 2008: respectivement +2,1% au lieu de 1,9% et +0,6% au lieu de 0,3%. Après avoir déjà salué ces chiffres jeudi, le président de la République a de nouveau souligné cette bonne performance vendredi à l'occasion de la publication de chiffres provisoires sur l'emploi au premier trimestre 2008 (+0,2% sur un an).

"Dans un contexte où on a trop souvent tendance à tout peindre en noir, il n'est pas inutile de rappeler ces chiffres", a affirmé Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement à Melun, en Seine-et-Marne, sur le thème de la politique de l'emploi. C'est-à-dire qu'après la défaite de la majorité aux municipales, les couacs à répétition entre les élus UMP et l'exécutif et la grogne sociale sur le pouvoir d'achat, une bonne nouvelle, aussi mince soit-elle, est la bienvenue pour le chef de l'Etat.

Très remonté en ce moment contre les médias et les journalistes, Nicolas Sarkozy s'en est pris aux commentateurs de tout poil "qui expliquaient que tout est foutu". "2,2%, je ne m'en satisfais pas (...), mais enfin, tous ceux qui à longueur d'articles et de commentaires expliquaient que rien n'était possible, il n'est pas inutile de rappeler ces chiffres", a-t-il précisé.

Du coup, le président de la République fait un rêve: que la Commission européenne, qui envisage de lancer une mise en garde à la France en raison du dérapage de son déficit public, revoie ses prévisions. Selon Bruxelles, la France frôlerait cette année les 3% du PIB tolérés par l'Europe, avant de les atteindre l'an prochain. "Je dis simplement à Bruxelles: regardez vos chiffres. Si l'Insee a revu ses chiffres à la hausse peut-être que Bruxelles peut aussi s'interroger" sur les siens, a affirmé le chef de l'Etat, qui dit ne pas vouloir "polémiquer".

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