La Fed et la BCE toujours prudentes face à un conflit qui risque de durer
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Jerome Powell va prononcer son dernier discours en tant que président de la Fed.
Reuters
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Jerome Powell va prononcer son dernier discours en tant que président de la Fed.
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Deux mois après le déclenchement de la guerre en Iran, et presque autant de blocage du détroit stratégique d’Ormuz, la Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque centrale européenne (BCE) vont se pencher cette semaine sur les conséquences à en tirer en matière de taux et de politique monétaire.
Le message devrait être « attendons de voir » (l’impact de la crise sur l’inflation) et tant la Fed que la BCE devraient maintenir leurs taux directeurs inchangés. La Fed a même révisé, en début de mois, à la hausse la croissance et les derniers chiffres montrent une fois de plus une surprenante résilience de l’économie américaine. En Europe, comme d’habitude, la situation est plus fragile et un scénario de pénurie de pétrole n’est pas à exclure si le détroit d’Ormuz devait encore rester fermé en mai.
Toute la question désormais est de savoir comment la Fed et la BCE envisagent la suite. Et là, le point de départ est radicalement différent. Aux États-Unis, le marché n’anticipe plus qu’une seule baisse de taux (de 25 points de base) contre trois baisses avant le conflit au Moyen-Orient.
En zone euro en revanche, où la BCE a déjà largement entamé son cycle de baisse, le marché table désormais sur trois hausses de taux, même si une majorité d’économistes de marché retient deux hausses comme scénario central. De part et d’autre de l’Atlantique, le ton des banquiers se veut cependant prudent et mesuré, évitant tout sentiment de panique face à une situation géopolitique qui part dans tous les sens à une vitesse fulgurante.
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