Ces entreprises françaises s'attaquent au monopole suisse sur les nez des lanceurs spatiaux
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Mecano ID s'est lancée dans la production de coiffe spatiale.
Mecano ID
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Mecano ID s'est lancée dans la production de coiffe spatiale.
Mecano ID
Le cadre est digne d'une carte postale de vacances. Un soleil qui se reflète sur le fleuve côtier de la Marle, avant qu'il ne se jette dans le golfe du Morbihan. En bord d'eau, plusieurs bateaux de plaisance sont en maintenance, dans le cadre d'un entretien périodique. Au milieu de ce paysage digne des beaux jours de printemps, la société Multiplast tente de cohabiter avec les étoiles depuis Vannes (Morbihan). Habitué à fabriquer des bateaux pour des courses nautiques mythiques, ce chantier naval a engagé une profonde mutation et diversification de ses activités.
Sur un chiffre d'affaires de 17 millions d'euros, 30 % de celui-ci sont apportés par la défense, l'aéronautique et le spatial. Parmi eux, la PME de 120 collaborateurs s'est lancée dans la production de coiffes spatiales, le nez des lanceurs spatiaux, à base particulièrement de carbone et de liège. « Nous sommes le seul fournisseur de coiffe spatiale pour l'Allemand Isar Aerospace », souligne Yann Penformis, le directeur général de Multiplast depuis 16 ans. Malgré l'émergence de plusieurs projets de petits lanceurs spatiaux, ce marché est très largement dominé par la société suisse Beyond Gravity (anciennement RUAG). Plusieurs acteurs veulent désormais mettre à mal ce monopole helvétique.
Cela fait plusieurs années que la PME bretonne souhaite intégrer ce marché. « Nous croyons beaucoup en ce produit car il conjugue plusieurs de nos savoir-faire et nous ne sommes pas dimensionnés pour des grandes séries, donc la coiffe spatiale nous convient très bien », confie Yann Penformis au milieu de ses ateliers. Il y a plusieurs années déjà, il avait entamé des discussions avec ArianeGroup pour fournir des coiffes spatiales pour le lanceur Ariane 5. Seulement, les règles de répartition des retombées économiques du programme ont une nouvelle fois favorisé le concurrent suisse. Mais le développement de projets de petits lanceurs spatiaux, notamment en France (Sirius Space, MaïaSpace, Latitude et HyPrSpace), pourrait rebattre les cartes.