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ÉconomiePolitique internationale

Où sont les milliards de dollars d’avoirs que l’Iran espère récupérer ?

Photo de Agathe Perrier

Agathe Perrier

Publié le 18 juin 2026 à 06:00

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C’est en Chine que se trouverait une grande partie des avoirs iraniens gelés (plus d'infos plus bas).

C’est en Chine que se trouverait une grande partie des avoirs iraniens gelés (plus d'infos plus bas).

© Agathe Perrier, La Tribune

Le Quotidien Numérique

20 juin 2026

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Bloqués depuis plusieurs années à l’étranger, les milliards de dollars d’avoirs iraniens font partie du texte d’accord que les États-Unis et l’Iran doivent signer vendredi pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. De la Chine au Luxembourg en passant par l’Inde et la Corée du Sud, ces fonds sont actuellement répartis dans des banques un peu partout dans le monde.

Entre 100 et 123 milliards de dollars (soit environ 86 à 106 milliards d’euros) : tel est le montant des avoirs de l’Iran actuellement gelés dans des banques à l’étranger. Une estimation à prendre avec des pincettes puisqu’elle émane de médias iraniens, aucun chiffre officiel n’ayant été dévoilé à ce jour.

L’Iran pourrait récupérer une partie de cette manne financière dans le cadre de l’accord qu’il s’apprête à signer vendredi avec les États-Unis pour mettre un terme immédiat à la guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis près de quatre mois. Et ainsi redonner un souffle à son économie, paralysée par des décennies de sanctions américaines et internationales.

Des années de blocage

Ces avoirs ne sont pas bloqués hors des frontières iraniennes depuis le début du conflit au Moyen-Orient, mais depuis bien avant. « Certains sont gelés depuis presque aussi longtemps que la République islamique, fondée lors de la révolution de 1979 », rappelle le Wall Street Journal, qui les a répertoriés.

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Accord entre l'Iran et les Etats-Unis : le « oui, mais » du FMI

Ces fonds dorment surtout dans les coffres des banques depuis moins de dix ans. Ils correspondent en effet « principalement à des paiements plus récents pour les ventes de pétrole iranien à la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon. [Ils] ont été bloqués lorsque le président Trump s’est retiré de l'accord nucléaire de l'administration Obama et a rétabli les sanctions contre l’Iran en 2018 », est-il précisé.

Outre des revenus issus d’anciennes ventes de pétrole, les avoirs iraniens ont aussi la forme d’actifs immobiliers, d’actifs et d’investissements financiers… Ces fonds sont toujours la propriété de l’Iran, mais le pays ne peut pas les utiliser, les retirer ou les transférer.

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Agathe Perrier

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