Où sont les milliards de dollars d’avoirs que l’Iran espère récupérer ?
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C’est en Chine que se trouverait une grande partie des avoirs iraniens gelés (plus d'infos plus bas).
© Agathe Perrier, La Tribune
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C’est en Chine que se trouverait une grande partie des avoirs iraniens gelés (plus d'infos plus bas).
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Entre 100 et 123 milliards de dollars (soit environ 86 à 106 milliards d’euros) : tel est le montant des avoirs de l’Iran actuellement gelés dans des banques à l’étranger. Une estimation à prendre avec des pincettes puisqu’elle émane de médias iraniens, aucun chiffre officiel n’ayant été dévoilé à ce jour.
L’Iran pourrait récupérer une partie de cette manne financière dans le cadre de l’accord qu’il s’apprête à signer vendredi avec les États-Unis pour mettre un terme immédiat à la guerre au Moyen-Orient, qui dure depuis près de quatre mois. Et ainsi redonner un souffle à son économie, paralysée par des décennies de sanctions américaines et internationales.
Ces avoirs ne sont pas bloqués hors des frontières iraniennes depuis le début du conflit au Moyen-Orient, mais depuis bien avant. « Certains sont gelés depuis presque aussi longtemps que la République islamique, fondée lors de la révolution de 1979 », rappelle le Wall Street Journal, qui les a répertoriés.
Ces fonds dorment surtout dans les coffres des banques depuis moins de dix ans. Ils correspondent en effet « principalement à des paiements plus récents pour les ventes de pétrole iranien à la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon. [Ils] ont été bloqués lorsque le président Trump s’est retiré de l'accord nucléaire de l'administration Obama et a rétabli les sanctions contre l’Iran en 2018 », est-il précisé.
Outre des revenus issus d’anciennes ventes de pétrole, les avoirs iraniens ont aussi la forme d’actifs immobiliers, d’actifs et d’investissements financiers… Ces fonds sont toujours la propriété de l’Iran, mais le pays ne peut pas les utiliser, les retirer ou les transférer.
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