Tout ce que l'on sait sur l'accord entre les États-Unis et l'Iran
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Navires dans le détroit d'Ormuz, Musandam, Oman, 8 mai 2026.
REUTERS - Stringer
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Navires dans le détroit d'Ormuz, Musandam, Oman, 8 mai 2026.
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Au lendemain de la signature de l'accord de paix entre les États-Unis et l'Iran, les informations sont encore parcellaires. Et pour cause, les clauses de l'accord sont encore secrètes et les deux pays se sont accordé encore 60 jours de négociations.
Donald Trump a affirmé lundi que des navires « commençaient à sortir » du détroit d'Ormuz, au lendemain de l'annonce d'un cadre d'accord entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre. « Des navires, dont certains chargés de pétrole, commencent à sortir du détroit d'Ormuz. Ils naviguent le long (d'une route) qui est totalement sécurisée », a écrit sur son réseau Truth Social le président américain, qui arrive ce lundi en France pour le G7.
Lundi à 16 H 00, heure française, la plateforme Kpler n'avait toutefois détecté qu'un seul navire de transport de matières premières ayant franchi le détroit au cours de la journée avec son transpondeur allumé : le Disha, qui bat pavillon maltais, est sorti du golfe avec une cargaison de 60 000 tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) embarqué au Qatar et vogue en direction de l'Inde. Un deuxième bateau, le vraquier Kaiser, semblait également avoir franchi le détroit dans le sens de la sortie à la mi-journée, selon son signal AIS.
L'optimisme américain n'est cependant pas partagé par l'Iran. « Malheureusement, il faut reconnaître que la profonde méfiance vis-à-vis des Etats-Unis est la conséquence d'une longue histoire de méfaits des dirigeants américains », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. Ils « ont encore beaucoup à faire avant de gagner la confiance des Iraniens », a-t-il ajouté, estimant que l'accord censé être signé vendredi ne constituait « qu'une étape pour réduire les tensions et mettre fin à la guerre » déclenchée par une attaque américano-israélienne contre l'Iran le 28 février.
Surtout, « les États-Unis doivent honorer leurs engagements. Ils doivent s'assurer que le régime sioniste respecte également les siens concernant le Liban », a-t-il prévenu. Or, côté israélien, Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et ministre chargé de la Sécurité nationale, a affirmé que « l'accord de Trump ne nous engage pas ». Le ministre de la Défense, Israel Katz, l'a lui prévenu que « l'armée israélienne restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une période illimitée ». Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, reste pour le moment silencieux.
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Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé de son côté que l'Iran facturerait des frais de service maritime aux navires transitant par Ormuz. « Nous avons toujours soutenu que nous ne cherchions pas à percevoir de péages de transit, mais que des frais pour les services de navigation, la protection de l'environnement, l'assurance des navires et d'autres services nécessaires seraient facturés », a précisé le porte-parole Esmaïl Baghaï.
Le vice-président américain, JD Vance, a lui répondu à la chaîne CNBC que les États-Unis s'attendaient à ce que l'Iran n'applique pas de péage sur cette voie stratégique du commerce mondial. « Nous nous attendons à ce que le détroit soit rouvert sans péage à long terme, et c'est le genre de chose que nous allons aborder dans ces négociations techniques. »
Enfin, un autre gros sujet de l'accord est sur toutes les lèvres : l'enrichissement de l'uranium en Iran. « Ce que fait cet accord, a expliqué JD Vance, c'est dire aux Iraniens : (...) si vous êtes prêts à abandonner ce programme (nucléaire, ndlr) à long terme et à accepter le régime d'inspection et de vérification nécessaire pour nous donner l'assurance que vous ne disposerez jamais d'une arme nucléaire, alors nous souhaitons que vous soyez un pays prospère et nous vous réintégrerons dans la communauté des nations. »
Le ministère iranien des Affaires étrangères a, lui, affirmé lundi qu'il chercherait à obtenir la ratification par le Conseil de sécurité de l'ONU d'un accord final avec les États-Unis qui impliquerait des conditions sur l'uranium iranien.
(Avec AFP)
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