Depuis le vendredi 3 octobre, Cassandre Beaugrand a posé son maillot de bain, son vélo et ses baskets à Wollongong (Australie). C’est là, à 85 kilomètres au sud de Sydney, que se disputeront les finales des World Triathlon Championship de mercredi 15 à dimanche 19 octobre.
Dans une semaine, elle courra pour conserver son titre lors de la grande finale. À l’issue des séries (WTCS), dont on retient les trois meilleurs scores, elle est à égalité de points avec la Britannique Beth Porter. « Ça fait trois années de suite que c’est le cas », s’amuse la triathlète de 28 ans. La belle, donc.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Vous ne vous êtes alignée que sur quatre courses individuelles cette année. Pourquoi ?
CASSANDRE BEAUGRAND — Ces dernières années, je privilégiais déjà le fait de rester en Europe afin de garder un peu de fraîcheur pour la fin. Mais je faisais tout en fonction des Jeux. Cette année post-olympique a été plus difficile que prévu. Au début, j’avais la tête dans le guidon. J’étais un peu fatiguée de bouger tout le temps, je n’ai pas eu l’impression de m’être posée. Or se déplacer est ce qui me coûte le plus en énergie.
Plus que la compétition ?
Quand j’étais plus jeune, j’étais super excitée à l’idée d’aller partout dans le monde. Je deviens plus casanière. Moi, je ne gère pas très bien les décalages horaires. C’est pour ça que je suis arrivée en Australie deux semaines avant. Les dernières années, j’évitais l’étape de Yokohama. Là, j’ai repris au Japon et j’ai chuté. Ça m’a mis un peu dans le mal pour le classement et je me suis dit qu’il valait mieux rester aux alentours. Une fois que j’ai eu mes trois scores, je me suis juste focalisée sur ma préparation pour la grande finale. J’étais très contente de rester un mois chez moi, à Gérone [Espagne]. J’ai eu l’impression d’en avoir fait moins que les autres, j’espère que ça fera la différence.