Triathlon : Pierre Le Corre, de regrets ou de force
Stéphane Colineau
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La chute de Pierre Le Corre et de Hayden Wilde (au sol), le 5 août
LTD/France Television
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C'est un matin comme il y en a peu en Andalousie : il pleut. Au bout du fil, Pierre Le Corre raconte qu'en bon triathlète il s'est adapté. Plutôt que de reconnaître le parcours de cyclisme de l'ultime étape du circuit mondial (WTCS), qu'il dispute aujourd'hui à Torremolinos, il a nagé 3,5 kilomètres en piscine. « Une petite séance » pour ce stakhanoviste rompu aux entraînements longue durée jusqu'à trente heures hebdomadaires. En temps normal, le 6e mondial est à l'aise avec l'exercice de l'autoévaluation. Pas cette fois. « J'aimerais terminer près du podium mais difficile de dire si j'y parviendrai, pose-t-il. Je suis dans le flou. Ça a été compliqué de m'y remettre après la déception des JO. » Et sa chute qui a hypothéqué l'or promis au relais mixte tricolore.
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Le 5 août, l'expérimenté Pierre Le Corre est le premier relayeur de la dream team française qu'il compose avec Emma Lombardi, Léo Bergère et Cassandre Beaugrand. En natation, puis au début de l'épreuve de cyclisme, il suit le plan à la lettre. « J'étais exactement où je voulais à ce moment de la course », rembobine-t-il. C'est-à-dire dans la roue de Hayden Wilde. Le scénario dérape devant l'Assemblée nationale : dans un virage, le Néo-Zélandais goûte au bitume et entraîne Pierre Le Corre avec lui. Le Français vit la chute au ralenti, les secondes lui paraissent des minutes. Il remonte en selle, espère revenir dans le peloton. Mais c'est la double peine, il déraille et doit de nouveau s'arrêter. Son épreuve devient un contre-la-montre, le cauchemar du triathlète. Pierre Le Corre passe le relais à Emma Lombardi avec 43 secondes de retard sur le premier. Les Bleus finiront quatrièmes. Regrets éternels.
Stéphane Colineau
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