En poste depuis 2015, le manager du Stade toulousain a su écrire sa propre histoire sans renier le lourd héritage de Guy Novès. Il visera un troisième Top 14 d’affilée samedi 28 juin contre l'UBB.
Stéphane Colineau
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Comme de nombreux entraîneurs et dirigeants du Stade Toulousain, Ugo Mola a porté les couleurs des Rouge et Noir durant sa carrière professionnelle.
LTD/Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport
Les supporters du Stade toulousain évoqueront-ils un jour « l'ère Ugo Mola » avec des trémolos dans leurs chants, comme ils se remémorent les exploits accomplis sous le commandement de Pierre Villepreux (1982-1989) ou de Guy Novès (1993-2015) ? Peu de suspense si l'on se réfère au volumineux palmarès du technicien de 52 ans.
Après la victoire en demi-finale du Top 14, ce vendredi 20 juin, contre Bayonne (32-25), il pourrait conquérir samedi 28 juin son cinquième bouclier de Brennus en six saisons. Sans compter les deux coupes d'Europe (2021 et 2024) qui ornent un mandat entamé il y a dix ans.
Avec ses prédécesseurs, Ugo Mola partage aussi un style de jeu envié, lui qui érige le rugby en sport de contact et d'évitement, plus que de combat. L'école toulousaine. Qu'il aligne une équipe premium ou privée de ses meilleurs éléments comme souvent cette saison (Antoine Dupont, Peato Mauvaka...), elle doit oser.
« Seul le Stade toulousain joue ainsi et Ugo prolonge cette tradition », adoube Guy Novès, pas réputé pour tresser des lauriers facilement. Autre règle locale à laquelle il ne déroge pas : comme tous les entraîneurs et présidents, il a porté le maillot rouge et noir.
Formé à Blagnac, Mola a conquis des titres Juniors et Espoirs à Toulouse, puis y a évolué en Seniors de 1990 à 1996, remportant trois titres nationaux (1994, 1995, 1996) et une coupe d'Europe (1996), au poste d'ailier ou d'arrière ; il n'a toutefois jamais été titularisé en finale. Pour devenir international (12 sélections), le natif de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) a dû s'exiler. À Dax puis à Castres. Et c'est encore loin du Capitole qu'il est devenu coach en 2005, à 33 ans, écumant des bastions du Sud-Ouest : Mazamet, Castres, Brive, Albi.
Newsletter
La Tribune Dimanche
Chaque dimanche, l’essentiel de l’actualité économique, politique et sociétale.