Cyclisme : Paul Magnier a déjà un air de classique
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Le 7 août, Paul Magnier signe sa première victoire en World Tour au Tour de Pologne.
LTD/Sirotti/Icon Sport
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Quelques jours après sa razzia au Tour du Guangxi (Chine), avec cinq étapes gagnées sur six, Paul Magnier décroche son téléphone mais prévient aussitôt qu’il roule. À vélo ? « Non, c’est fini, je me repose un peu », rassure le sprinteur de 21 ans, en vacances jusqu’à mi-novembre après son année ébouriffante : 19 succès, seulement un de moins que l’ogre Tadej Pogacar.
Il apprécie de finir « sur une bonne note » mais n’en rajoute pas, conscient que le niveau des courses où il a garni sa musette – quatre victoires aux Tours de Slovaquie et de Croatie avant la Chine – n’était pas très relevé. Elles ne devraient plus être à son programme en 2026. La perspective de lever un peu moins les bras mais de monter en gamme le réjouit.
Comme Pogacar, le vainqueur du Grand Prix de Fourmies, qui se déroule mi-septembre dans le Nord, rêve de Paris-Roubaix. Ses mensurations (1,87 mètre, 70 kilos) le rapprochent de Fabian Cancellara, triple vainqueur de l’épreuve. Un vrai profil de « classicman », poli par les entraîneurs de Soudal Quick-Step. Des spécialistes. Le titre mondial est un autre objectif à long terme. Ce qui fait de Tom Boonen un modèle à suivre : dans les années 2000, le Belge a régné sur les pavés et porté le maillot arc-en-ciel.
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« Il est monté dans le bus de l’équipe une ou deux fois pendant les classiques mais on n’a pas encore parlé longuement », regrette Paul Magnier, qui espère provoquer l’occasion lors d’un prochain stage en Espagne.