Grand Paris : la métropole et la région vantent leur plan vélo avant les municipales
César Armand
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Un cycliste circulant en Vélib' en région parisienne. (Photo d’illustration.)
C.A. pour La Tribune
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Un cycliste circulant en Vélib' en région parisienne. (Photo d’illustration.)
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Dans la Région capitale, chaque collectivité territoriale, ou presque, a son plan vélo : les mairies, les établissements publics territoriaux, la métropole du Grand Paris (MGP) et le conseil régional d'Île-de-France. À six mois des élections municipales et surtout à quelques jours du début de la réserve électorale qui interdit aux élus locaux sortants de communiquer sur leur bilan pour ne pas parasiter le scrutin, la métropole a ainsi organisé, ce mardi, une conférence de presse sur son bilan.
Adopté en 2021, le plan vélo métropolitain doit se déployer d'ici à 2031 sur dix axes traversant 86 communes et moyennant 108 millions d'euros d'investissements de l'intercommunalité aux 131 communes. Depuis quatre ans, 53% des 260 kilomètres prévus ont déjà été réalisés.
Cela se fait en évidente coordination et collaboration avec la région, les départements, les villes et les services de l'État. « Si on n'arrivait pas à se mettre d'accord, les pistes cyclables ne pourraient pas se faire », a souligné le maire de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) et président de la métropole, Patrick Ollier (LR).
Ce dernier a d'ailleurs toujours demandé que la MGP devienne organisatrice des mobilités douces, d'autant que la région gère l'ensemble des transports. Adjoint au logement d'Anne Hidalgo à Paris et conseiller métropolitain délégué au déploiement des pistes cyclables, le communiste Jacques Baudrier a d'ailleurs plaidé en ce sens. L'édile a rappelé que la métropole pouvait apporter des capacités financières et son expertise technique.
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Et pour cause : selon Louis Belenfant, directeur du Collectif vélo Île-de-France, invité à saluer l'action de la MGP, un kilomètre d'aménagement coûte 1 million d'euros. Le maire de Charenton-le-Pont, Hervé Gicquel, a pris le relais, remerciant la métropole pour un franchissement à 18 millions d'euros entre Paris et sa commune du Val-de-Marne.
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César Armand