Roland Garros : Alexander Zverev et l’anomalie majeure
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Alexander Zverev face à Jakub Mensik en demi-finale de Roland-Garros, à Paris, le 5 juin 2026.
Benoit Tessier/REUTERS
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C’est une édition à laquelle on n’aura pas compris grand-chose et ce n’est peut-être pas plus mal. C’est dit avec le confort du suiveur, on imagine volontiers que pour l’organisateur ou le diffuseur il est moins commode d’être ainsi bousculé. Ce Roland-Garros, vécu pour moitié sous un dôme de chaleur, a été un bal de trappes dans lesquelles sont tombées les têtes de série, à commencer par les premières d’entre elles, Jannik Sinner et Aryna Sabalenka, en panne subite d’alimentation. Un tournoi si singulier qu’on y aura aussi vu l’ersatz d’un mouvement syndical des joueurs, un match féminin en « night session », une finaliste issue des qualifications et une seule demi-finale masculine.
Dans ce bastringue, un homme, au moins, a respecté la feuille de route. Alexander Zverev est là où on l’attendait, au tournant de la finale (15 heures, France 2). Après la défection de Carlos Alcaraz, tenant du titre, deux logiques l’y conduisaient : celle du classement (3e mondial) comme celle du rétroviseur, lui qui avait pris place sans discontinuer dans le dernier carré entre 2021 et 2024 (dont la blessure contre Nadal en 2022).
Ce qui était moins prévu, c’est qu’il s’y présente en grand favori. Pas de Sinner ou de Novak Djokovic en face pour lui rappeler de mauvais souvenirs, ou qu’il ne fait pas complètement partie du même cercle. L’Allemand a agrippé sept Masters 1000, deux Masters (2018, 2021) et l’or olympique (2021). Mais voilà, demeure un trou dans la raquette.
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