Pour guérir sa femme, Jackie Stewart applique les méthodes de la F1 à la recherche en médecine
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Jackie Stewart a fondé l'association Race Against Dementia.
LTD/Pathé Films
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Une clinique suisse sur les hauteurs du lac Léman, avec vue sur les Alpes. Autour, un lotissement élégant composé d’appartements médicalisés. Les logements sont spacieux et confortables, mais leur standing est éloigné de celui des pompeuses demeures qu’affectionnent tant de gloires de la formule 1.
Cela importe peu à Jackie Stewart. « J’ai choisi de vivre ici pour ma femme Helen, qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer », nous a-t-il confié.
Helen et Jackie Stewart : le couple le plus lumineux de l’histoire de la F1. Les anciens le savent. Les plus jeunes l’ont découvert en 2013 quand le Festival de Cannes a projeté une version actualisée de Weekend of a Champion, le film documentaire de Roman Polanski sorti en 1972.
Des essais au podium, le réalisateur franco-polonais y suit à la trace son « ami » écossais pendant le Grand Prix de Monaco 1971. Sur les premières images, Jackie Stewart fend la foule à pied pour rejoindre la piste. Combinaison blanche, casquette en tweed, lunettes d’aviateur. À ses côtés, Helen. Simple et sublime à la fois. Elle a le charme de l’époque.
Elle se tient en bord de circuit pour chronométrer manuellement les temps de passage de son époux. Jackie a 32 ans, Helen en a deux de moins. Ils se sont rencontrés quatorze ans plus tôt et incarnent une idée du glamour. À Londres, où ils résident, ils fréquentent les Beatles, Andy Warhol, Frank Sinatra, têtes couronnées et stars hollywoodiennes.
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Leur finesse d’esprit et leur éloquence irradient. À la fin du film, Jackie fait un aveu : il était illettré, car dyslexique, et plaçait tous ses espoirs de réussite dans la course automobile. Mais dans cette formule 1 de gladiateurs, si peu sécurisée que chaque départ peut être le dernier, le prix à payer est terrible. Les amis du couple meurent un à un.