Comme l'Australie, Emmanuel Macron veut interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes
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Des projets de loi sur la régulation des réseaux sociaux sont en cours dans plusieurs pays d'Europe.
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Des projets de loi sur la régulation des réseaux sociaux sont en cours dans plusieurs pays d'Europe.
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Vingt ans après l’avènement de Facebook, les États mettent un terme à la libre consommation des réseaux sociaux, du moins pour les plus jeunes. Ce mercredi 10 décembre, l’Australie a franchi une étape historique en forçant les grandes plateformes à vérifier que leurs utilisateurs sont âgés d’au moins 16 ans. Acculés par la menace d’amendes colossales pouvant atteindre 29 millions d’euros par manquement, Meta (Facebook et Instagram), TikTok et Snapchat ont tous confirmé leur mise en conformité. Pour respecter cette obligation, plusieurs plateformes ont annoncé recourir à l’intelligence artificielle, capable d’estimer l’âge à partir de photos, ou exiger la transmission d’un document d’identité.
Cette première victoire ne peut que galvaniser l’Europe, qui espère elle aussi faire plier les incontournables plateformes du quotidien. Emmanuel Macron a d'ailleurs confirmé qu’il souhaitait « imposer à tous les réseaux sociaux la vérification de l’âge » des utilisateurs et les interdire en dessous de « 15 ou 16 ans », lors d’un débat à Saint-Malo. Il a proposé plusieurs options, dont celle de l’obligation désormais faite aux sites pornographiques de vérifier l’âge des utilisateurs. « Ça fonctionne. Cette technique, on peut l’utiliser pour les réseaux sociaux ». L’idée directrice de ces rencontres est de réfléchir à une adaptation de la législation pour réguler les réseaux sociaux, qui échappent largement à la loi de la presse de 1881 régissant les médias traditionnels. Une réflexion censée déboucher sur des « décisions concrètes » début 2026.
Une commission d’enquête a par ailleurs établi que parmi les principaux réseaux sociaux, aucun ne peut être qualifié d’éthique. Dans la foulée, une proposition de loi déposée le 18 novembre prévoit la suspension des comptes existants pour les moins de 15 ans, l’interdiction des smartphones dans les lycées, ainsi que des exigences techniques strictes pour les applications destinées aux mineurs. Le Conseil d’État a été saisi pour évaluer sa sécurité juridique, en attendant une réponse pour l’année qui arrive.
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