Suppression d'emploi à cause de l'IA : Zuckerberg admet (encore) des « erreurs » dans la refonte de Meta

Mark Zuckerberg
White House Photo / Alamy Stock Photo

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« Compte tenu de la complexité de ces changements, nous avons fait des erreurs et en ferons presque certainement d'autres », a écrit Zuckerberg, ajoutant qu'il s'attachait à offrir « le plus de stabilité possible » à l'avenir.
La note indique également que Meta entend explorer de nouveaux postes pour les employés réaffectés à la formation de modèles d'IA, et que Zuckerberg n'anticipe pas d'autres suppressions d'emplois à l'échelle de l'entreprise d'ici la fin de l'année.
Ces aveux surviennent quelques semaines après l'une des plus importantes restructurations jamais menées par Meta. Le 20 mai, l'entreprise a licencié environ 8 000 employés, soit près de 10 % de ses effectifs, tout en réaffectant simultanément 7 000 autres collaborateurs à des postes axés sur l'IA. Au total, ces changements ont touché près de 20 % du personnel de Meta.
Dans un mémo diffusé le 20 mai, Zuckerberg avait averti ses employés que « le succès n'est pas garanti » dans la course à l'IA, reconnaissant par ailleurs que l'entreprise n'avait pas fait preuve de toute la transparence qu'elle aurait dû. Les licenciements ont été motivés par l'explosion des coûts liés aux investissements de Meta dans ses infrastructures d'IA, estimés à jusqu'à 145 milliards de dollars d'ici 2028.

Les turbulences au sein de Meta couvaient depuis plusieurs semaines avant la dernière prise de parole de Zuckerberg. Un article de Wired, basé sur des échanges avec plus d'une dizaine d'employés actuels et anciens, décrivait l'atmosphère dans l'entreprise comme « alarmante et historiquement sombre » à l'approche des licenciements.
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Des employés avaient signé des pétitions contre leur surveillance par des outils d'IA, et la réaffectation de milliers d'entre eux à des postes qui leur étaient inconnus avait semé le doute sur la direction que prenait l'entreprise. Business Insider rapportait que le ton plus conciliant adopté par Zuckerberg dans ses récentes communications reflétait une stratégie délibérée visant à rassurer des équipes ébranlées, le PDG insistant sur sa volonté d'apporter de la stabilité à ceux qui restaient.
La stratégie d'intelligence artificielle de Meta est scrutée depuis plusieurs mois. En mars, le New York Times avait rapporté que l'entreprise avait repoussé le lancement de son modèle d'IA de nouvelle génération, dont le nom de code est Avocado, après que celui-ci n'avait pas réussi à égaler les performances de ses concurrents de Google, OpenAI et Anthropic lors de tests internes. Reuters avait par ailleurs révélé en mars que Meta envisageait des suppressions de postes pouvant toucher jusqu'à 20 % de ses effectifs, sous le poids croissant des coûts liés à l'IA.
Le dernier mémo de Zuckerberg, dans lequel il reconnaît franchement ses erreurs, témoigne d'une volonté de recalibrer les attentes en interne, même si l'entreprise continue d'investir massivement dans un pari dont les retombées restent incertaines.
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