Aéroport Toulouse-Blagnac : Volotea monte en puissance après la fermeture de la base Easyjet
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La compagnie espagnole Volotea va doubler ses vols entre Toulouse et Lille.
Rémi Benoit
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La compagnie espagnole Volotea va doubler ses vols entre Toulouse et Lille.
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Alors qu'Air France a fortement réduit son offre entre la Ville rose et la capitale - après une perte de 800 000 passagers en cinq ans - et qu'Easyjet est passée de 20 à 10 destinations au départ de Toulouse depuis la fermeture de sa base aérienne au printemps dernier, Volotea fait le pari inverse.
La compagnie espagnole revendique même la place de « première compagnie domestique en France ».
Dans l'Hexagone, la société opère aujourd'hui près de 300 routes depuis 24 aéroports (dont dix bases aériennes) qui représente à lui seul 60% de son activité.
Fondée en 2016, la base toulousaine va monter en puissance l'an prochain avec l'arrivée d'un deuxième A319 au printemps qui va lui permettre d'augmenter de 33 % son offre pour atteindre 710 000 sièges annuels. Volotea va ouvrir trois nouvelles destinations cet hiver (Pise, Fuerteventura et Grande Canarie). La liaison vers Lille va également doubler sa capacité pour atteindre jusqu'à deux vols par jour.
Volotea a repris une liaison mise de côté par Easyjet, la compagnie a aussi pris le relais au printemps des vols vers Rennes après la fermeture de la base de la société britannique. « Quand Easyjet a délaissé Lille et Rennes, nous nous sommes tournés vers Volotea. Ce qui nous intéresse c'est d'élargir le nombre de destinations pour avoir un réseau le plus complémentaire possible. Au-delà de l'offre domestique, nous travaillons avec Volotea sur l'international : l'Italie, la Grèce, la Croatie... », explique Bruno Balerdi, directeur commercial de l'aéroport Toulouse-Blagnac.
Volotea est aujourd'hui la quatrième compagnie d'ATB (derrière Air France, Ryanair et Easyjet) avec 9% du trafic de la plateforme. La compagnie espagnole n'a pas l'intention de profiter du retrait d'Easyjet pour gagner du terrain mais concède que « lorsqu'une compagnie aérienne arrête des routes, nous allons étudier s'il y a une opportunité ».
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