Gemalto en circuit ouvert

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Le groupe peut s'appuyer sur son statut de numéro un mondial de la sécurité numérique pour nouer des partenariats avec des acteurs de premier plan de l'industrie technologique et ainsi élargir son champ d'action. Mais sa trésorerie pléthorique pourrait tout aussi bien financer l'acquisition de nouvelles compétences.

Le flux acheteur sur l'action Gemalto est à l'image de son actualité : dense et nourri. Depuis le début de l'année, le premier fabricant mondial de cartes à puces, né du rapprochement entre Gemplus et Axalto en 2006, enchaîne les annonces. Après avoir fait état de nombreux accords dans le milieu bancaire et des télécoms et livré de bons résultats annuels à la communauté financière, le groupe fait aujourd'hui état d'un nouveau partenariat avec STMicroelectronics.

L'objectif de cette association étant de développer des compétences communes dans le domaine des technologies sans contact, de type NFC (Near Field Communication), utilisées dans les paiements sans contact, la billettique, la protection des données personnelles et l'intégrité des dispositifs, comme par exemple le Pass Navigo de la RATP. Selon une étude du cabinet Frost & Sullivan, les paiements par NFC devraient doubler en 2015 et atteindre 111 milliards d'euros en 2015 dans le monde. De quoi continuer de soutenir l'action Gemalto qui cotait il y a moins de deux mois à des plus hauts historiques et affiche un gain de plus de 6% depuis début janvier.

La nouvelle du jour montre une nouvelle fois la volonté du groupe de trouver de nouveaux relais de croissance face à l'essoufflement du marché des cartes SIM qui représente plus de 40% de son chiffre d'affaires. Le tout sachant que de nombreuses incertitudes demeurent sur l'adoption par les banques américaines du système à puces dans les cartes de paiement, les fameux EMV, dans un avenir proche. Mais Gemalto bénéficie d'un atout substantiel : son statut de numéro un mondial de la sécurité numérique lui permet de nouer des partenariats avec des acteurs de premier plan de l'industrie technologique et ainsi d'élargir son champ d'action. Avec, le cas échéant, la possibilité d'acquérir de nouvelles compétences tout en les autofinançant.

Fin décembre, sa trésorerie nette s'élevait à 255 millions d'euros, soit 8,6% de sa capitalisation boursière. Et cela grâce à des niveaux de "free cash flow" annuels compris entre 200 et 250 millions d'euros. En clair, toutes les portes restent ouvertes...

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