L'énorme show de David Cameron, l'Européen qui veut changer l'Europe

The Davos Cameron Shoow ! Au World Economic Forum, jeudi, le Premier ministre britannique s'est longuement et très franchement expliqué sur son annonce choc d'un référendum sur la participation de la Grande-Bretagne à l'Union européenne. Il s'agit clairement de peser pour changer l'orientation de l'Europe vers plus de marché et d'ouverture commerciale pour affronter la mondialisation.
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Enorme session au Congress Hall ce jeudi matin à Davos avec coup sur coup les interventions de Henry Kissinger et de David Cameron.
Au lendemain du discours historique du Premier ministre britannique sur l'avenir de la relation entre la Grande Bretagne et l'Union européenne, l'ancien chef de la diplomatie américaine sous Nixon à adressé un clair message. "Quoi qu il advienne, l'idée de l'unité européenne doit être défendue". Mais l'Europe doit "passer du stade de la construction économique à celui de la construction politique. Sinon ce sera la fin de l'Europe". Or, "l'Europe doit être maintenue comme concept" a conclu Kissinger, exprimant assez bien la préoccupation des États-Unis devant la stratégie offensive déployée par son allié naturel en Europe. Pour l'Amérique, l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne fait partie de la stratégie de contrôle de la tentation fédéraliste du vieux continent. Car les États-Unis d'Amérique ont toujours vu avec une certaine appréhension la perspective, certes, encore lointaine des États-Unis d'Europe. Il faut donc maintenir en place la tête de pont britannique. "quand je parle d'Europe, je ne pense pas seulement au continent. J'y inclus bien entendu la Grande Bretagne" a lancé le vieux diplomate Juste avant l'entrée en scène du jeune et impétueux Cameron.
Le premier ministre britannique, dont c'est la septième participation consécutive au World Economic Forum, dont trois ans comme Chef du gouvernement, a fait le show exactement de la façon dont le public de Davos l'aime, avec un sens du leadership et de la mise en scène qui manque bien souvent aux dirigeants français. Seul sur scène, il a répondu directement aux questions du public, après son brillant discours introductif, y compris aux plus impertinentes d'une journaliste de la BBC !
David Cameron s'est donc expliqué fort et clair sur les raisons qui l'ont conduit à annoncer un possible référendum après son éventuelle réélection en 2015 sur le maintien de présence du Royaume Uni au sein de l'Union européenne. Et au fil du discours, est apparue dans la lumière le sens de cette initiative qui est une réponse tactique du gouvernement britannique longuement mûrie face à la menace d'une autonomisation de la zone euro.
Selon Cameron, l'Europe est dépassée dans sa configuration actuelle et elle ne prend pas assez fortement en marche le train de la mondialisation. "Nous sommes en train de régresser donc nous devons changer et nous adapter et être plus souple en supprimant les réglementation qui augmentent nos coûts. Une Europe dans l'intérêt de la Grande Bretagne doit être plus ouverte et compétitive pour profiter des opportunités d'un monde en plein changement", a-t-il fait comprendre. David Cameron l'a donc dit sans détours. L'économie sociale de marché telle qu'elle se construit sur le continent n'est pas la vision britannique.
Si l'objectif est de "construire un pays appelé Europe, je ne suis pas d'accord et la Grande Bretagne n'en fera jamais partie", a t il expliqué. Selon lui, le Royaume-Uni n'entrera jamais dans l'euro et ne renoncera jamais à sa souveraineté. Mais "si l'Europe, c'est travailler ensemble pour être plus efficace et pour une économie de marché ouverte, ok, je suis votre homme", a-t-il expliqué. "A centralized political union, not for me, not for Britain": jamais sans doute un dirigeant britannique moderne n'aura parlé aussi franchement sur sa stratégie à l'égard de l'Europe. à propos de la réaction des milieux d'affaires et notamment des inquiétudes de la City de Londres devant les risques que font peser sa démarche, Cameron s'est dit assure d'avoir été compris... Selon lui, " le pire risque que court le Royaume-Uni serait de ne rien faire et d'assister passivement aux évolutions en cours dans la zone euro".
D'accord pour coopérer politiquement dans la lutte contre le terrorisme, il confirme le soutien pour l'instant seulement logistique de la Grande Bretagne à l'intervention de la France au Mali, David Cameron veut avancer ses pions pour réorienter la construction de l'Europe dans un sens libéral. L'affirmation de ses priorités pour le G8 que le Royaume Uni présidé cette année va dans le même sens.
Les trois mots clés de ce G8 seront donc "trade, tax and transparency", le libre commerce, la lutte contre l'évitement fiscal, et contre la corruption, qui sont selon lui les trois voies pour sortir de la crise.
Rester dans un monde ouvert sur le plan du commerce est la clef pour comprendre Cameron qui plaide pour la signature d'un accord commercial entre les États-Unis et l'Union européenne "qui représentent ensemble le tiers des échanges dans le monde". Il faut aussi mettre fin aux stratégies d'optimisation fiscale des multinationales "qui sont de moins en moins acceptées par les citoyens". Cameron, qui s'engage parallèlement à poursuivre les efforts sur les dépenses publiques britanniques et donc à baisser les impôts sur les sociétés, veut que chacun paye le "fair price". C'est en faisant payer les impôts dus que l'on pourra baisser les impôts pour tous, estime-t-il, se défendant de faire ici à Davos un plaidoyer pro-impôts. Ce sujet sera une priorité du G8 afin notamment de faire avancer le dossier des échanges d'information entre administrations fiscales prôné par l'OCDE. Une discussion musclée en perspective avec le voisin irlandais de la Grande Bretagne est en ligne de mire...
"Au Royaume Uni, nous avons été radicaux et révolutionnaires" dans notre réponse à la crise, a soutenu David Cameron, se présentant comme le "vendeur" de la stratégie de son pays et le défenseur de ses intérêts. "Avec ce référendum, nous ne tournons pas le dos à l'Europe, bien au contraire, nous défendons une Europe ouverte et plus flexible". Un clin d'oreille à Angela Merkel qui plaide elle aussi pour une Europe réorientée vers plus de compétitivité et qui réagira ce jeudi après midi à l'initiative britannique. Au moins, Cameron a le mérite de parler cash. La solidarité budgétaire et financière européenne, telle qu'elle est en train de progresser au sein de la zone euro, très peu pour lui... On peut juste espérer que la Grande Bretagne, qui n'est pas encore sortie d'affaire sur le plan économique, n'aura jamais besoin de cette solidarité...

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Commentaires 30
à écrit le 24/01/2013 à 22:46
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été initié par la France : la CEE, l'UE, La croix rouge, Médecin du monde, Interpol, Airbus, Ariane, le TGV, le JO ... et qui fonctionnent (que les anglais ont bien été contents de nous rafler ;). LA GB n'aurait jamais pris ces risques parce que cela...

le 29/09/2013 à 13:53
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La Croix Rouge a été initiée par Henry Dunant, un suisse. La croix rouge est d'ailleurs l'inverse des couleurs du drapeau suisse. La France a certainement initié de grands projets par le passé, mais en a t'elle encore les moyens et la crédibilité auj...

à écrit le 24/01/2013 à 20:49
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C'est un pari risqué et bien calculé : Il veut être réélu / Il veut que Merkel soit réélue / Il veut arrêter l'idée de Hollande de vouloir mutualiser les dettes (ce n'est pas acceptable ni juste pour le contribuable allemand) / Ils ne veut pas faire ...

le 24/01/2013 à 23:25
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Si votre idée de l'Europe se résume à cette vision simpliste, que votre idéal se rapproche des visions de Cameron, n'oubliez pas de composter votre billet Eurostar et bye bye. Ras le bol des pessimistes qui s'autoflagellent à longueur de journée...

le 25/01/2013 à 5:50
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Chose faite il y a quelques mois ;-) on attend juste la fin de l'année scolaire

le 26/01/2013 à 7:05
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Et surtout ne revenez pas :-)

à écrit le 24/01/2013 à 18:32
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Maintenant que Camerone a donné SA vision de l'EU ( zone de libre échange avec très peu d'intégration) , j'attends avec impatience la vision de Mr Hollande....D'après ce que je sais, l'Allemagne pousse à l'EU politiuque sur un mode fédéral, donc à l'...

le 25/01/2013 à 5:54
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Est-ce que M Hollande a une vision sur quelque chose ?!?!?!

à écrit le 24/01/2013 à 17:39
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Yes we can. You are the man.

à écrit le 24/01/2013 à 16:58
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En résumé D Cameron est un anarchiste à l'extérieur de la GB et un monarchiste à l'intérieur. Barre à droite toute pour les sujets de sa Gracieuse Majesté, austérité pour les salariés, mais pas de gouvernement centralisé pour l'Europe, chacun pour so...

à écrit le 24/01/2013 à 16:49
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Je peut comprendre les Anglais qui lorsqu'ils sont dans la peine et les difficultés ne rechignent pas à relever les manches et à prendre les bonnes décisions pour remettre leur pays sur les rails. Ils ne sont pas comme les Français qui lorsque l'on ...

le 24/01/2013 à 17:38
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En France ce sont les syndicats qui gouvernent!!!!impossible de réformer quoi que ce soit!!! et peu importe le gouvernement qu'il soit de droite ou de gauche!!!! regardez les enseignants cette semaine!!! En France on crie toujours la bouche pleine!!!...

le 26/01/2013 à 7:09
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Vivement des syndicats aussi faible qu en allemagne

à écrit le 24/01/2013 à 16:44
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dans 5 ans avec toutes les réformes faites à nos jours dans l'UE + l'économie qui aura évoluée, c'est juste de la nego et une prise de risque "quand même importante"

à écrit le 24/01/2013 à 16:20
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c'est un chef d'état!!

le 26/01/2013 à 7:15
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Juste la tete de pont des US

à écrit le 24/01/2013 à 15:53
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Médiocrité des commentaires ! L'aricle est pourtant intéressant et bien tourné ! Il faut commenter d'après ses connaissances et non ses humeurs ! Ce qui pourrait être dit, par exemple ; Cameron promet de raser gratis en fixant le référendeum en 2017 ...

le 24/01/2013 à 17:32
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Merci pour votre science infuse", que nous ne possédons sûrement pas ...!

à écrit le 24/01/2013 à 15:53
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N'est pas Churchill qui veut...Cameron propose un référendum...dans 5 ans !!! Là, ou en toute vraissemblance, il n'y aura plus de problème en Europe compte tenu des politiques de rigueur menées par des homologues de Cameron, employés par un système b...

à écrit le 24/01/2013 à 15:36
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les anglais s'imaginent encore comme les partenaires privilégiés des américains qui les considèrent uniquement comme leurs caniches; des roquets tout juste bon à aboyer contre l'Europe pour la déstabiliser de l'intérieur et servir de tête de pont pou...

à écrit le 24/01/2013 à 14:43
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Typique des Anglais, toute une farce ces déclarations, ce que vue Cameron c'est le contrôle de l'Europe avec comme capitale Londres.

le 24/01/2013 à 15:56
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Il est vrai que Londres a plus l'allure d'une capitale que Paris devenue un musée. Un musée où les élites sont barricadées dans leur palais aux lambris dorés et circulant dans leur limousine avec chauffeur et gyrophare. Pour le reste il serait diffic...

le 24/01/2013 à 23:52
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Relisez vos notes, Ayrault à été prof ..... D'allemand et à exercer.

le 26/01/2013 à 7:18
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Que les anglais maitrisent parfaitement les langues etrangeress

à écrit le 24/01/2013 à 14:38
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En résumé le concept d'Europe doit aboutir à une construction politique - ne serait-ce que pour avoir un numéro de téléphone - mais contrôlée par le Royaume Uni , pour en faire un Marché de Plein Vent inoffensif pour l'Amérique. La G.B demeure fidèle...

à écrit le 24/01/2013 à 14:35
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JB38 , j' approuve en ajoutant que si le pont anglo -allemand s' affirme on pourra dire comme à Waterloo : " d' un côté c' est l' Europe et de l' autre la France " ! Notre système est gravement malade . Qui pourra désimloker l' éducation nationale ? ...

à écrit le 24/01/2013 à 14:07
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L'anti-européanisme, si on veut se faire élire au Royaume-uni, c'est un bon thème. Cependant, les britanniques ne sortiront pas de l'Union Européenne, pour eux-mêmes et pour leurs alliés américains. Cameron joue son jeu, en poussant pour plus de libé...

le 24/01/2013 à 16:38
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il semble que la reponse de merckel,soit de menager la chevre et le chou...pas simple

le 26/01/2013 à 7:28
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Fait ce qui est bon pour l allemagne et sa reelection. . Idem de son cote pour cameron. J ai parfois l impression que l europe n est qu une chimere auquel nous nous accrochons.

à écrit le 24/01/2013 à 14:05
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la GB veut une Europe plus competitive... Comme La GB je suppose, faut il rappeler qu'en ce qui concerne la compétitivité la GB à un deficit commercial 2 fois plus elevé que la France en 2012 (qui n'est déjà pas un exemple). Et que la GB peut compter...

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