• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsMusiques en fête

Médée : la descente aux enfers des sentiments vue par trois compositeurs

Pascale Besses-Boumard

Publié le 29 octobre 2012 à 17:24 - Mis à jour le 29 octobre 2012 à 17:26

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 4

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le Théâtre des Champs Elysées se plonge cette année dans l'interprétation musicale du mythe de la mère infanticide. il a ainsi programmé un triptyque. Après l'opéra de Charpentier, c'est au tour de Dusapin et de Cherubini de livrer leur vision de cette sorcière amoureuse.

Donné le 4 décembre 1693 pour la première fois à Paris, Médée de Marc-Antoine Charpentier, d'après un livret de Thomas Corneille, le petit frère de l'autre, fut très apprécié du public. La musique de ce digne successeur de Lully plaisait bien et s'accordait parfaitement aux canons de l'époque. Surtout, le thème de cet opéra, à savoir l'amour plus fort que tout, l'amour dévastateur, venait pimenter un genre littéraire en vogue beaucoup plus courtois. Le mythe de Médée, est effectivement l'un des plus questionnant de la mythologie : comment une femme, même bafouée par l'homme quelle aime le plus au monde, peut-elle tuer ses enfants pour se venger de cet homme ? Aujourd'hui encore, la question laisse perplexe. Cette femme a trahi son père et sa patrie pour Jason qu'elle va suivre en exil. Et lui, attiré par les ors d'une nouvelle contrée va trahir Médée en acceptant d'épouser la fille du roi qui lui promet son trône. Surtout, Jason va se comporter comme le plus vil des terriens, en niant ses futurs desseins à Médée. Celle-ci ne pourra accepter cette issue et va concocter la pire des vengeances. Elle va commencer par tuer la fille du roi (Créuse) et le roi lui même (Créon). Elle aurait pu aussi s'en prendre directement à Jason. Mais sans doute la vengeance n'aurait pas été totale. Surtout Médée ne peut quand même se résoudre à supprimer l'Amour qu'elle lui porte. Ne reste donc plus que la solution de tuer ses enfants, les enfants que Jason adore. En tuant sa propre progéniture, Médée fait certes preuve d'un égoïsme sans nom. mais n'est-ce pas aussi un geste d'automutilation ?
Très inspirée par les mystères de ce mythe, la direction du Théâtre des Champs Elysées a organisé cette année un triptyque autour de cette femme monstrueuse. Le premier volet vient de se terminer. Il était justement consacré à l'oeuvre écrite par Charpentier. Emmanuelle Haïm était à la direction avec son orchestre, le Concert d'Astrée. L'occasion pour elle de nous livrer sa version de ce drame musical, le dynamisme harmonique le disputant à l'éloquence des arias. La musique de cet opéra ressemble à un long fleuve où les récitatifs ne coupent absolument pas le rythme de la trame narrative. Son courant nous amène tout naturellement au dénouement tragique. Sans que l'émotion ne culmine à la fin du spectacle, puisqu'elle nous a touché tout au long de l'histoire. La mezzo-soprano Michèle Losier dans le rôle de Médée campe parfaitement son personnage. Sa voix profonde et dure nous fait partager les affres de cette femme mi sorcière mi démon. Mention spéciale aussi pour Stéphane Degout, dans le rôle du fiancé éconduit de Créuse. Ce baryton a la voix lumineuse des ténèbres. On l'avait tout autant remarqué dans le rôle de Thésée dans Hippolyte et Aricie en juin dernier au Palais Garnier, là aussi dirigé par Emmanuelle Haïm.
Mais que dire de la mise en scène de Pierre Audi, sinon qu'elle n'apporte absolument rien à l'intrigue ni à la dimension symbolique de ce mythe mis en musique. Sans doute pour apporter une note intemporelle, celle-ci se veut décalée avec des connotations surréalistes ou des décors plutôt surprenants, comme ces rochers qui ressemblent à des lingots d'or mouvants. De même, a-t-on droit, comme d'habitude pourrait-on dire, à des effets lumineux à base de néons tournés vers le public et nous éblouissant une bonne partie de la deuxième partie du spectacle. Loin d'accompagner le mouvement et de nous faire participer au voyage et à l'explosion finale des éléments et des humains, ce décor est figé et hors de propos. Sans parler des danseurs déguisés en petits martiens tout droit sortis de la série Star Trek.
Mais heureusement la force du mythe et la puissance de la musique l'emportent aisément.



Le deuxième volet du triptyque est prévu les 9 et 10 novembre. Il s'agira là du Medéa de Pascal Dusapin dirigé par Marcus Creed avec l'orchestre Akademie für alte musik Berlin. L'occasion d'assister à une version musicale contemporaine chorégraphiée par Sasha Waltz.
Le troisième et dernier volet est programmé les 10,12, 14 et 16 décembre. Retour en arrière cette fois puisque c'est Luigi Cherubini le compositeur de cette nouvelle plongée dans les méandres de la personnalité humaine. A la direction, un autre habitué de musique baroque : Christophe Rousset, à la tête des Talens Lyriques.

Pascale Besses-Boumard

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »

  • 2

    OPINION. « Iran : le véritable adversaire de Trump est-il désormais Netanyahou ? »

  • 3

    OPINION. « La souveraineté énergétique française n’est pas négociable »

  • 4

    OPINION. « France-Inde, ou la souveraineté à deux »