Les Bourses du Golfe dans la tourmente

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Comme les autres marchés financiers, les Bourses du Golfe -à l'exception de la Bourse saoudienne fermée pour deux jours- plongent de nouveau ce jeudi.

A l'unisson des autres marchés financiers, les Bourses du Golfe -à l'exception de la Bourse saoudienne fermée pour deux jours- plongent de nouveau ce jeudi, minées par la crainte croissante que les économies de la région subissent aussi les effets d'une récession mondiale.
 

A Dubaï, l'indice DMF perd en séance 6% à 3.2240 points, suivi par l'autre place des Emirats arabes unis, Abou Dhabi, qui glisse de 4,5% à 3.365,95 points. Les marchés émiratis subissent la baisse du secteur-clé de l'immobilier, respectivement de 7,3 et 9,5%. Le promoteur Emaar, poids lourd de la Bourse de Dubaï, perdainsi 6,7%.


Le marché koweïtien, deuxième en termes de capitalisation dans le monde arabe, limitait ses pertes à 1,1% à 11.586 points, après avoir ouvert en baisse de 0,9%. Les autres places financières étaient dans le même sillage avec une perte de 5,5% à Mascate et de plus de 5% à Doha. Seule la Bourse de Bahreïn sortait la tête de l'eau, avec un gain minime de 0,07%. En Egypte, l'indice CASE-30 perdait également 3,86% peu après l'ouverture.
 

La Bourse saoudienne, premier marché du monde arabe, est fermée jeudi et vendredi pour les congés de fin de semaine. Mercredi, elle avait terminé en hausse (0,5%) pour le troisième jour consécutif, ce qui lui avait permis de récupérer 55 milliards de dollars de capitalisation. Elle pèse actuellement près de 360 milliards de dollars.

Mais Ryad avait été mercredi la seule place à rester dans le vert après deux journées de fort rebond des places boursières du Golfe, soutenues par les décisions gouvernementales pour aider le secteur financier. Les monarchies arabes du Golfe, qui assurent environ le cinquième des besoins du monde en pétrole, ont pourtant pris une série de mesures pour soutenir leur système financier, après les lourdes pertes de la semaine dernière. Les Emirats ont décidé de porter à plus de 32 milliards de dollars le total des fonds auxquels les banques locales pourraient faire appel en cas de problème de liquidités. Le gouvernement a aussi décidé de garantir les dépôts dans les banques locales et les prêts entre banques afin de prémunir ce richissime pays pétrolier contre tout risque découlant de la crise financière mondiale. En outre, l'Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats et Bahreïn ont réduit leurs principaux taux d'intérêt, tandis que le Qatar a décidé d'investir dans le capital des banques locales à hauteur de 10 à 20%.
 

 

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