Le London Stock Exchange a réalisé cette semaine sa toute première opération basée sur la Blockchain. Cette technologie, à l’origine appliquée aux cryptomonnaies, pourrait selon ses défenseurs apporter baisse des coûts et davantage de liquidité à la finance traditionnelle.
Pour la première fois à la Bourse de Londres, une transaction a été réalisée grâce à une infrastructure basée sur la blockchain, marquant l’introduction de cette technologie dans la finance traditionnelle.
L’investisseur MembersCap, spécialisé dans la réassurance, a utilisé la plateforme Digital Markets Infrastructure (DMI), mise en place par la Bourse de Londres, afin de réaliser une levée de fonds privée.
Une plateforme développée en partenariat avec Microsoft
La Bourse de Londres a commencé à plancher sur la plateforme DMI il y a deux ans. Celle-ci n’a pas pour but d’échanger des cryptomonnaies, mais plutôt d’utiliser la technologie de la blockchain pour permettre d’acheter et vendre des actifs financiers traditionnels de manière plus efficace.
Londres est la première place financière au monde à avoir mis en place un système fonctionnant de bout en bout sur la blockchain. Si d’autres Bourses ont testé la technologie (celle d’Hong Kong a par exemple expérimenté l’usage de la blockchain pour améliorer le processus de règlement-livraison de titres), aucune n’avait encore déployé et utilisé un dispositif couvrant l’intégralité du cycle de vie des actifs financiers, depuis leur création jusqu’au règlement-livraison, en passant bien sûr par le courtage.
Développée en partenariat avec Microsoft, la plateforme MBI est hébergée sur le cloud Azure de l’entreprise. Microsoft investit depuis plusieurs années dans la blockchain. Il a notamment mis plusieurs milliards dans ConsenSys, l’une des principales entreprises américaines du secteur, qui se trouve notamment derrière la plateforme d’échange de cryptoactifs MetaMask.
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L’usage de la blockchain dans la finance traditionnelle
Londres ouvre ainsi la voie vers une tokenisation générale des actifs financiers : actions, bons du trésor et crédits peuvent désormais avoir une représentation sous forme de jetons ou « tokens » sur la blockchain. Un changement qui, selon les défenseurs de cette technologie, permettrait de gagner en efficacité et de réaliser d’importantes économies.