Wall Street se reprend après une rechute brutale

Les places américaines ont fortement rebondi mardi, au lendemain d'une forte rechute de 8%. Le Dow Jones gagne ainsi 3,31% à 8.419 points, le Nasdaq progresse de 3,70% à 1.450 points et le S&P 500 prend 3,99% à 849 points.

Les places américaines ont nettement rebondi mardi, au lendemain d'une forte rechute voyant le Dow Jones enregistrer sa quatrième plus forte chute historique en points. Le bilan mitigé du "black Friday", qui marque traditionnellement le début de la période commerciale des fêtes de fin d'année, et le repli de l'indice ISM manufacturier, au plus bas depuis 1982 ont plombé le moral des investisseurs. Ce mardi, en l'absence de statistiques, les achats à bon compte prennent le pas sur les inquiétudes persistantes sur l'état de santé de l'économie et des entreprises américaines.

Le Dow Jones gagne ainsi 3,31% à 8.419 points, le Nasdaq progresse de 3,70% à 1.450 points et le S&P 500 prend 3,99% à 849 points.

Du côté des valeurs, les constructeurs automobiles progressent après avoir présenté leurs plans de restructurations au Congrès américain pour tenter d'obtenir une aide de 25 milliards de dollars qui leur permettra de faire face à leurs problèmes de liquidités. General Motors prend 5,66% à 4,85 dollars et Ford progresse de 5,88% à 2,70 dollars. Pourtant, les ventes des deux constructeurs ont encre chuté en novembre, respectivement de 41% et de 31%.

En très net repli lundi, le secteur bancaire est très bien orienté. Hormis Goldman Sachs qui perd 1,16% à 65 dollars. La première banque d'affaires américaine pourrait annoncer une perte de 2 milliards de dollars au quatrième trimestre, selon le Wall Street Journal. Cela correspondrait à une perte de 5 dollars par action alors que les analystes tablent sur une perte de seulement 62 cents par action. Il s'agirait alors de la première perte trimestrielle de l'établissement depuis son introduction en Bourse en 1999.

JPMorgan gagne 9,23% à 28,53 dollars. La première banque américaine en termes de dépôts va supprimer 9.200 postes chez Washington Mutual, l'ancienne caisse d'épargne rachetée en septembre alors qu'elle était au bord de la faillite. Ces suppressions s'ajoutent aux réductions d'effectifs déjà en cours chez JPMorgan pour abaisser ses coûts. La banque comptait fin septembre environ 228.000 employés.

General Electric gagne 13,61% à 17,61 dollars. Le conglomérat américain a annoncé ce mardi que ses bénéfices du quatrième trimestre devraient se situer dans le bas de sa fourchette de prévisions, entre 50 et 52 cents par titre. Sa précédente fourchette allaient de 50 à 65 cents. De leur côté, les analystes s'attendent à un bénéfice par action de 51 cents. Présent dans de nombreux secteurs d'activité, GE est considéré de par sa diversité comme représentatif de l'état de santé de l'économie américaine.

Un autre conglomérat 3M recule de 2,39% à 60,86 dollars. Citigroup est passé de "conserver" à "vendre" sur le titre, ramenant sa prévision de bénéfices pour 2009 de 5,55 à 4,95 dollars.

Staples bondit de 7,94% à 16,32 dollars. Le numéro un mondial des fournitures de bureau a dégagé un bénéfice de 42 cents par action au troisième trimestre, dépassant d'un cent le consensus des analystes. Le bénéfice net est ainsi ressorti à 157 millions de dollars, en baisse de 43% sur un an, en raison des coûts liés au rachat du groupe néerlandais Corporate Express.

La chaîne de grands magasins Sears s'envole de 13,35% à 36,09 dollars. Pourant le groupe a accusé une perte nette de 146 millions de dollars au troisième trimestre. Par action et hors exceptionnels, elle ressort à 90 cents là où les marchés tablaient sur 50 cents. Mais les investisseurs ont salué l'annoncé d'un accord sur un programme supplémentaire de rachat d'actions portant sur 500 millions de dollars.

Boeing prend 2,06% à 40,70 dollars. Les ingénieurs et les techniciens du constructeur aéronautique américain ont ratifié l'accord renouvelant leurs conventions salariales. Grâce à cet accord, le groupe évite ainsi un nouveau conflit social, après avoir souffert d'une grève de deux mois de ses 27.000 ouvriers mécaniciens en septembre et octobre.

Enfin, Delta Airlines grimpe de 6,41% à 8,47 dollars. La première compagnie aérienne mondiale, depuis sa fusion avec sa compatriote Northwest Airlines, va réduire ses capacités de 6% à 8% en 2009 pour s'adapter à la récession économique et à la baisse de la demande. Sa rivale United Airlines s'adjuge 7,83% à 9,64 dollars après avoir annoncé son intention de lever environ 300 millions de dollars au quatrième trimestre, la moitié provenant de la fin anticipée d'un plan de financement d'appareils.

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 0

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

Il n'y a actuellement aucun commentaire concernant cet article.
Soyez le premier à donner votre avis !

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.