Wall Street s'enfonce, au plus bas depuis 12 ans

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La Bourse de New York a clôturé en chute de 3,4 %; Wall Street déplore les imprécisions du Trésor sur le plan de sauvetage des banques. Pourtant, Citi, très chahutée la semaine dernière, est repartie à la hausse, contrairement à JP Morgan.

C?est la déroute à la Bourse de New York où le Dow Jones a clôturé, lundi 23 février, en chute de 3,4 % à 7.114,78 points. Les autres indices ont suivi le même chemin baissier. Le Nasdaq a cédé 3,71 % à 1.387,72 points et le S&P 3,47 % à 743,33 points. La bourse, dans un volume d?échange assez étoffé, n?a pas été convaincue par les annonces gouvernementales sur des aides aux banques sous forme d?action préférentielles. Les marchés ont trouvé trop d?incertitudes sur les détails techniques de ces mesures alors que, dès l?ouverture, ils se focalisaient sur le sauvetage des banques.


La journée boursière avait pourtant commencé sous de modestes hausses. Mais, une seule petite heure après l?ouverture, les indices plongeaient poursuivant un mouvement entamé la semaine précédente. Le principal indice de la Bourse new yorkaise à reculé de 6,2% la semaine dernière, pourtant amputée du lundi d'un jour férié. Les autres indices ont suivi le même mouvement. Le S&P 500 a plongé de 6,9% et le Nasdaq de 6,1%.
Pourtant, les valeurs bancaires, évidement très surveillées durant cette séances, suivent des évolutions contrastées. Citi, dont l?action avait atteint un niveau historiquement bas la semaine dernière, remonte vigoureusement et prend 9,74 % à 2,14 dollars. Le Wall Street Journal de ce lundi affirme que l?Etat fédéral pourrait monter au capital de la banque plutôt que de la nationaliser purement et simplement. Bank of America grimpe de 3,17 % à 3,91 dollars. En revanche, JPMorgan perd 1,96 % à 19,51 dollars. Cette valeur ouvrait pourtant en hausse de 7,64%.


Parmi les autres valeurs qui ont été actives, à noter Campbell Soup. Le leader mondial de la soupe a publié un bénéfice en baisse au deuxième trimestre, les distributeurs ayant surtout songé à réduire leurs stocks et un dollar fort ayant grevé les résultats. Le bénéfice toutefois bat le consensus, les marges brutes s'étant améliorées. Cependant, l?action perd 2,78 % à 28,63 dollars.

Sensibles à la conjoncture économique, les valeurs technologiques ont encore reculé, à l'image du groupe informatique Hewlett-Packard, dont le titre a cédé 6,27% à 29,28 dollars, ou du fabricant de microprocesseurs Intel (-5,56% à 12,06 dollars). Peu de secteurs ont été épargnés: parmi les valeurs liées aux matières premières, qui pèsent très lourd dans les indices, le pétrolier ExxonMobil a lâché 2,71% à 69,30 dollars et le géant de l'aluminium Alcoa 7,63% à 5,81 dollars. Dans la distribution, Wal-Mart, l'une des rares valeurs à avoir progressé en 2008, a perdu 2,28% à 48,88 dollars.

Exception notable, Ford a bondi de 9,49% à 1,73 dollar. Le constructeur automobile a conclu un accord avec le syndicat UAW sur des modifications aux prestations retraites des ouvriers. Dans son sillage, General Motors a pris 1,69% à 1,80 dollars.

Plus globalement, cette semaine sera marquée par la publication de plusieurs chiffres qui devrait renseigner sur l?état de l?économie américaine notamment l'indice Case-Schiller des prix de l'immobilier, suivi vendredi par le rapport préliminaire sur le PIB américain au quatrième trimestre. C?est la crainte de mauvais chiffres et d?une détérioration de la conjoncture qui a fait lourdement plonger les valeurs industrielles.

 

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