Sanofi et les valeurs européennes de la pharmacie chahutées en Bourse

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Les entreprises du secteur pharmaceutique, dont Sanofi à Paris, reculent assez nettement ce vendredi sur les places boursières européennes. Les investisseurs craignent que les propositions formulées la veille par Barack Obama en matière d'assurance santé n'entament leurs profits.

Mauvaise séance boursière pour les valeurs pharmaceutiques. Déjà jeudi soir, les titres des groupes américains ont entraîné Wall Street à la baisse Merck, poids lourd du secteur, a accusé la perte la plus importantes des sociétés cotées sur le Dow Jones, cédant 6,7% tandis que Johnson & Johnson  a abandonné 2,82%. Les assureurs santé n'ont pas été épargnés et ont également vécu une séance difficile comme en témoignent les dérapages de Humana  (-19,48%), Aetna (-11,26%) et Cigna (-8,54%).

Ce vendredi ce sont les valeurs européenne qui prennent le relais. A Paris, Sanofi Aventis perd plus de 4,6%. A Londres,  AstraZeneca abandonne 6,87% et  GlaxoSmithKline 3,89%. A Zurich, Roche laisse 3,08%.

Une raison à ce chahutage boursier: les investisseurs craignent que les propositions formulées la veille par Barack Obama en matière d'assurance santé n'entament les profits des groupes pharmaceutiques. "Le plan Obama va entraîner un peu de baisse de prix mais elle sera progressive et pourra être compensée par des gains en volume puisque que l'idée est d'élargir l'accès à la santé. Le marché "sur-réagit", estime un analyste. "Compte tenu du manque de détails, la proposition à ce stade semble être davantage un signal du sérieux des intentions et de la détermination de l'administration à demander aux Américains les plus aisés de régler l'addition via les impôts", expliquent de leur côté des analystes de Deutsche Bank dans une note aux clients.

Barack Obama a déclaré jeudi qu'il prévoyait d'étendre la couverture santé à 46 millions de personnes, tout en réduisant les remboursements aux assureurs santé privés, en permettant aux américains d'acheter des médicaments moins chers à l'étranger et en mettant en place un arsenal juridique destiné à empêcher les grands groupes pharmaceutiques de nouer des accords afin de limiter la concurrence des génériques.
 

 
 

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