La Bourse de Tokyo en baisse de 0,86%

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L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de ce jeudi en repli de 0,86%, les investisseurs étant refroidis par la valeur élevée du yen face au dollar, pénalisante pour les firmes nippones, et par les propos peu encourageants de la Réserve Fédérale américaine (Fed).

En clôture, l'indice Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes, a abandonné 80,49 points (-0,86%) par rapport à la veille pour s'afficher à 9.264,15 points. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a pour sa part cédé 4,86 points (-0,55%) pour finir à 881,44 points.

Le dollar s'échangeait jeudi aux alentours de 94,5 yens, un niveau qui effraye les investisseurs nippons car il rend caduques les prévisions de revenus et bénéfices des entreprises exportatrices ayant fait leurs calculs sur la base d'un billet vert à 95 yens ou plus.

Les donneurs d'ordres à Tokyo ont également été inquiétés par la Fed qui a estimé la veille que le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis devrait chuter de 1,3% à 2% en 2009 et le chômage se situer encore à 8,5% en 2011.

Les valeurs liées à l'exportation ont mal réagi à la remontée du yen. Honda Motor a perdu 1,49% et Canon 2,4%. Les technologiques accusent encore le coup après que Hewlett-Packard a lissé mardi soir ses prévisions pour 2009 afin de tenir compte d'un environnement économique dégradé. TDK a reculé de 2,07% et Kyocera de 1,22%. Sony a limité ses pertes et n'a cédé que 0,2% à 2.500 yens, après avoir annoncé son intention de réduire de moitié le nombre de ses fournisseurs dans les deux ans qui viennent et de réduire sans délai de 20% ses coûts d'approvisionnement.

Sur le plan macroéconomique pourtant, une éclaircie semble apparaître. Le gouvernement japonais devrait revoir à la hausse la semaine prochaine son jugement sur la situation économique de l'archipel, pour la première fois en trois ans, rapporte jeudi le quotidien économique Nikkei, cité par l'agence Reuters. Le secrétariat général du gouvernement devrait expliquer que le rythme de détérioration de l'économie ralentit, à l'occasion de la publication du rapport économique mensuel, le 25 mai.

Une telle appréciation marquerait une amélioration par rapport au précédent diagnostic, selon lequel la détérioration rapide se poursuivait et l'économie était dans un état grave, écrit le Nikkei. Le gouvernement va ainsi prendre en compte des signes tendant à montrer que la baisse rapide des exportations et de la production industrielle touche à sa fin. Il devrait toutefois revoir parallèlement à la baisse son jugement sur la situation du marché de l'emploi, nombre d'entreprises étant en train de réduire leurs effectifs pour diminuer leurs coûts.

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