Wall Street progresse après les ventes de détail

 |   |  783  mots
Les places américaines sont reparties à la hausse jeudi, rassurées notamment par le niveau des ventes de détail. Le Dow Jones gagne ainsi 0,37% à 8.771 points, le Nasdaq progresse de 0,50% à 1.862 points et le S&P 500 s'adjuge 0,61% à 945 points.

Wall Street a terminé dans le vert  jeudi après la hausse des ventes de détail. Les volumes sont cependant restés une nouvelle fois limités, les marchés demeurant prudents sur la perspective d'un retour plus rapide que prévu de la croissance. En outre, le niveau sans précédent des déficits publics américains inquiète alors que les taux obligataires remontent. Sans compter que certains redoutent désormais que la Réserve fédérale n'augmente son taux directeur avant la fin de l'année.

Le Dow Jones gagne ainsi 0,37% à 8.771 points, le Nasdaq progresse de 0,50% à 1.862 points et le S&P 500 s'adjuge 0,61% à 945 points. Les indices new-yorkais ont abandonné une partie de leurs gains en fin d'échanges.

Sur le front des statistiques, les ventes de détail, indicateur de la consommation des ménages, moteur traditionnel de la première économie mondiale, sont reparties à la hausse en mai, progressant de 0,5% par rapport à avril. Ce chiffre est conforme aux attentes des économistes. Autre signe positif: les baisses des deux mois précédents ont été moins fortes qu'initialement annoncé: -0,2% en avril au lieu de -0,4%, et -1,2% en mars au lieu de -1,3%.

Par ailleurs, les demandes hebdomadaires d'allocations de chômage ont reculé pour la quatrième semaine consécutive, tombant à 601.000 dossiers déposés la semaine passée. Les analystes tablaient sur un repli moins élevé, à 615.000 demandes. En revanche, le nombre des chômeurs indemnisés a battu son record historique pour la dix-neuvième semaine consécutive, à 6,816 millions. Cela représente 5,1% de la population active, au plus haut depuis décembre 1982.

Du côté des valeurs, Bank of America profite d'un relèvement de recommandation pour gagner 8,26% à 12,97 dollars. KBW est passé de "performance de marché" à "surperformance" sur le titre, portant son objectif de cours à 16,50 dollars, contre 12 dollars précédemment. En outre, Morgan Stanley a revu à la hausse ses estimations de résultats de la première banque américaine, misant sur des bénéfices par action de 52 cents cette année et de 2,64 dollars l'an prochain. Ses précédentes prévisions étaient respectivement de 43 cents et de 2,54 dollars.

Toujours sur le secteur financier, Citigroup est stable à 3,48 dollars. Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, les groupes de capital-investissement Bain Capital et Permira seraient sur les rangs pour racheter Bellsystem 24, une société japonaise de télémarketing. L'opération, initialement prévue l'an passé mais reporté faute d'acheteur, pourrait rapporter 1,5 milliard de dollars à la banque new-yorkaise.

La banque d'affaires Goldman Sachs recule de 1,04% à 145,15 dollars et son homologue Morgan Stanley prend 0,79% à 29,49 dollars. JPMorgan a relevé ses ojectifs de cours sur les titres des deux établissements, passant de 120 à 150 dollars pour la première et de 28 à 33 dollars sur la seconde.

Désormais seul constructeur automobile coté sur le New York Stock Exchange, Ford a connu une séance mouvementée, terminant en baisse de 3,39% à 5,98 dollars. Le groupe a démenti des rumeurs d'augmentation de capital, qui ont fait plonger son titre de plus de 6% en séance. Par ailleurs, le groupe chinois BAIC serait intéressé par la reprise de Volvo, affirme ce jeudi le Wall Street Journal. Ford cherche à se séparer depuis plusieurs mois de sa filiale suédoise, qui a accusé une perte de 948 millions d'euros l'an passé.

Sur le secteur technologique, Qualcomm recule de 0,20% à 45,98 à dollars. Pourtant le fabricant de composants pour téléphones portables a relevé ses prévisions de résultats pour le trimestre en cours. Il table désormais sur un chiffre d'affaires compris entre 2,67 et 2,77 milliards de dollars sur la période, grâce à la forte demande pour les smartphones qui lui a déjà permis de résister à la conjoncture économique. Sa précédente fourchette allait de 2,40 à 2,60 milliards de dollars.

Palm s'envole de 12,01% à 13,43 dollars après avoir officialisé l'arrivée de Jon Rubinstein, un ancien de chez Apple, au poste de directeur général. Le spécialiste des assistants personnels a abattu le week-end dernier l'une de ses dernières cartes avec la sortie de son dernier téléphone multifonctions, le Pre. Salué par les critiques, il a cependant enregistré un moins bon démarrage qu'escompté par les marchés, la faute notamment à des ruptures de stocks.

Enfin, Del Monte Foods grimpe de 8,76% à 8,32 dollars. Le groupe agroalimentaire a vu son bénéfice trimestriel progresser de 42% au titre de son quatrième trimestre, à 71,5 millions de dollars. Par action, les profits ressortent à 35 cents hors éléments exceptionnels, soit 9 cents de mieux que les attentes des marchés. En outre, le groupe attend un BPA compris entre 76 et 80 cents pour son nouvel exercice, contre 75 cents anticipés par les analystes.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :