Nouvelle semaine de hausse à la Bourse de Paris

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La semaine a été marquée par une série de publications de résultats trimestriels et semestriels qui a été, dans l'ensemble, bien reçue par les marchés. Le CAC a franchi la barre des 3.700 points en fin de semaine, mais n'a pas été capable de s'y accrocher. Sur les cinq dernières séances, l'indice progresse tout de même de 2,14%.

Petit à petit, et dans des volumes d'échanges peu élevés, la Bourse de Paris a dépassé la barre des 3.700 points cette semaine. Mercredi, le CAC a presque franchi le cap, mais il aura finalement dû attendre la fin de la semaine pour qu'il atteigne son plus haut niveau depuis octobre 2008, 3.724 points. En revanche, sur la fin de la séance, l'indice a décroché légèrement et clôture à seulement 3.693 points.

La série de résultats semestriels a porté le CAC. Dans leur ensemble, les publications ont été le plus souvent supérieures aux attentes des analystes, mais il est vrai que les entreprises ont fait preuve d'une grande prudence dans leurs prévisions ces derniers mois.

L'attraction de la semaine reste sans conteste Natixis. Mardi, la direction du groupe a demandé la suspension de sa cotation à la suite d'informations parues dans "Les Echos" selon lesquelles la maison-mère du groupe, BPCE, s'apprêtait à garantir une partie d'un portefeuille d'actifs toxiques. La publication des comptes trimestriels du groupe bancaire et de sa filiale a donc été avancée de 24 heures.

Mercredi matin, à la reprise de la cotation, le titre Natixis s'est envolé, malgré l'annonce d'une perte trimestrielle de 883 millions d'euros. En effet, l'établissement a confirmé la garantie de 35 milliards d'euros accordée par BPCE. Dans la journée, le titre a bondit de près de 40% et de près de 7% le lendemain. Au final, sur la semaine, il s'envole de 49%.

Les banques ont été assez surveillées cette semaine. Dexia et Crédit Agricole publiaient leurs performances du deuxième trimestre. La banque franco-belge a déçu avec un bénéfice net divisé par deux, tandis que la banque verte a surpris avec un résultat net multiplié par deux sur un an. Au final, Dexia recule de 0,97% sur la semaine et Crédit Agricole avance de 10,5%.

BNP Paribas, pour sa part, enregistre un recul hebdomadaire de 3%. Mardi, les dirigeants des banques françaises ont été reçus par Nicolas Sarkozy à l'Elysée pour une réunion portant notamment sur la rémunération de leurs salariés. Le président de la république leur a demandé d'avoir désormais un comportement "exemplaire" en matière de bonus. Les banques se sont engagées à mettre en place un système de malus et a différer dans le temps le versement d'une partie de la rémunération variable, afin de décourager les prises de risques inconsidérées.

Parmi les plus fortes hausses du CAC cette semaine, on retrouve Suez Environnement (+13,64%), L'Oréal (+13,23%) et Lagardère (+12,78%). Les trois groupes ont publié des résultats en baisse, mais supérieurs aux attentes, à l'exception de Lagardère, qui a quand même maintenu ses objectifs annuels. La spéculation a également été intense sur le titre STMicroelectronics, qui gagne 14,9% sur la semaine.

Du côté des baisses, la semaine a été difficile pour Renault, qui affiche un recul de 4,13% sur cinq jours. Le groupe industriel Schneider Electric, lui, a été pénalisé par son caractère cyclique en début de semaine et recule de 2,34% entre lundi et vendredi.

Du côté des marchés pétroliers, les cours ont joué au yo-yo. Après une forte remontée à 74 dollars le baril en début de semaine, ils ont brusquement plongé à 71 dollars mercredi, avant de remonter jeudi et vendredi. Ils terminent la semaine aux alentours de 73 dollars le baril. L'euro a suivi le même chemin, évoluant autour de 1,43 dollar lorsque le brut montait, redescendant à 1,42 dollar mercredi et remontant finalement au-delà de 1,43 dollar en fin de semaine.

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