Une rumeur assassine sur l'Espagne inquiète les marchés européens

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Les places boursières européennes, surtout celles des pays du Sud et de la France, piquent du nez. Elles craignent une demande d'aide de l'Espagne auprès du FMI et une dégradation de la note de la dette hispanique. Deux rumeurs pourtant démenties.

Après la Grèce, l'Espagne ? C'était en tout cas la grande peur des marchés boursiers ce mardi. Une rumeur persistante évoque une demande secrète de Madrid au FMI, le Fonds monétaire international, de... 280 milliards d'euros ! Le Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a démenti ces informations.

Ils s'inquiètent aussi d'une nouvelle dégradation de la note de la dette souveraine hispanique, récemment abaissée d'un cran par Standard & Poor's. Moody's et Fitch indiquent pourtant ne pas en avoir l'intention.

Qu'importe, les places européennes broient du noir, Paris perdant 3,64% à la clôture à 3.689 points. Les autres places européennes, surtout des pays du sud, sont elles aussi très mal orientées. Athènes plonge de 6,68%. La Bourse de Madrid dévisse de 5,41%, celle de Lisbonne 4,21% et Milan perd près de 4,7%.

Le contraste, saisissant avec la Bourse américaine, très bien orientée lundi grâce à de très bons chiffres sur la reprise économique aux Etats-Unis où la prévision de croissance a même été revue à la hausse par la Maison Blanche, est moins marqué ce mardi, les investisseurs américains commençant eux aussi à s'inquiéter des troubles dans la zone euro. Du coup, Wall Street a ouvert en très net recul et s'enfonce dans le rouge ce mardi.

 

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Commentaires
a écrit le 07/05/2010 à 10:53 :
c'est degaulasse
a écrit le 04/05/2010 à 19:33 :
Pour ce qui est de l'Espagne, avec ses 20% de chômeurs et son million de logements neufs invendus, les raisons de la situation sont connues : encore une fois un excès d'endettement à taux bas pour financer une énorme bulle immobilière. Les jeunes qui se sont endettés 50 ans (!) pour acheter un logement surévalué avant de se retrouver au chômage vont le sentir passer. Ceci dit, il est surprenant que la spéculation ne touche pas des pays anglo-saxons, avec des finances publiques dans un sale état : l'Irlande et ses 14% de déficits, sans oublier la nationalisation des dettes pourries des banques, le Royaume Uni et son système financier malade et sur-dimensionné, et bien-sûr les USA et leur constant déficit commercial. Bref, la crise des dettes publiques n'est peut-être pas finie...
a écrit le 04/05/2010 à 17:35 :
Que j'aime ce journalisme d'inspection : rumeur confirmée, rumeur non confirmée, que du concret quoi !
a écrit le 04/05/2010 à 14:00 :
...une rumeur, une demande secrète..c'est quoi ce charabia ,et les US sont ils solvables alors que ce sont les Chinois qui détiennent leur dette. Mare de ces agences voulant se refaire une santé après leur lamentable échec de Lemhan ,AIG, Enron....que fait et dit Obama..silence radio ,bravo pour un prix Nobel de la Paix
a écrit le 04/05/2010 à 12:31 :
On ne peut pourtant pas s'empêcher de songer qu'une agence de notation "sérieuse" commencerait précisément par dégrader la note des Etats-Unis , dont tout le monde sait qu'ils sont insolvables ...
a écrit le 04/05/2010 à 12:27 :
L'Espagne a mené une politique économique en dépit du bon sens élémentaire en tablant la croissance sur l'immobilier et en faisant appel à une immigration massive aujourd'hui au chômage. Il est probable que de tels agissements s'ils ne sont pas contrôlés à l'avenir peuvent sonner le glas de l'euro. Le sauveatage de la situation peut s'avérer une mission impossible avec pour conséquence, une exclusion de l'Espagne de la zone euro.

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