Les valeurs bancaires encore mises à mal

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Entre les doutes sur la crédibilité des "stress tests" et les décisions de Bâle III, le secteur bancaire évolue en nette baisse ce mercredi.

Le secteur bancaire est pénalisé ce mercredi. La veille, Société Générale avait déjà reculé de 3,85% à 43,35 euros. BNP Paribas avait cédé 2,17% et Crédit Agricole 2,79% Dexia s'était replié de 3,75%. Ce mercredi, après une séance en nette baisse, Crédit Agricole perd 1,69%, Société Générale se replie de 1,09% et Dexia baisse de 0,86%.

Les banques sont victimes des informations du Wall Street Journal. Le quotidien met en doute les résultats des tests de résistance des banques menés dans l'Union européenne. Ces tests "ont sous-estimé les montants de titres de dette publique potentiellement risqués détenus par certains établissements".

Selon le journal, "des banques ont exclu certaines obligations, ou en ont minimisé le montant grâce aux paris qu'elles prenaient contre certains de ces titres de dette, des faits que ni les régulateurs ni la plupart des banques n'ont révélés" au moment de la publication des résultats le 23 juillet. Le Wall Street Journal a cité, entre autres, Barclays et Crédit Agricole parmi les banques où il a constaté un écart entre d'une part les comptes trimestriels et d'autres documents financiers.

Par ailleurs, les banques s'inquiètent de la décision du Comité de Bâle. En effet, les dix plus grandes banques allemandes pourraient avoir besoin de 105 milliards d'euros de capitaux supplémentaires dans le cadre de la nouvelle réglementation du secteur bancaire, dite de Bâle III, a annoncé lundi la fédération bancaire allemande.

Invité ce mardi de BFM Radio, Michel Pébereau, président du conseil d'administration de BNP Paribas, a avancé un chiffre encore plus spectaculaire. Selon lui, si les "sages" de Bâle 3 maintiennent leur projet de porter l'obligation d'afficher un ratio de solvabilité - les fonds qu'elles doivent détenir pour pouvoir accorder des prêts- "tier One" (le niveau maximum) de 10%, les banques françaises seraient obligées de devoir lever en quelques mois la bagatelle de 150 milliards d'euros soit autant que les fonds qu'elles ont levés en...150 ans, depuis leur création.

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