EDF en quête de reconnaissance boursière

 |   |  340  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Tribune)
Première capitalisation boursière de Paris il y a moins de trois ans, le groupe est depuis bien redescendu dans l'estime des investisseurs. Il faudra plus qu'une écriture comptable pour reconquérir leur confiance.

Le groupe énergétique français ne sait plus quoi inventer pour reconquérir le c?ur des opérateurs. Son conseil d?administration doit valider aujourd?hui le transfert des 50% du capital de sa filiale de lignes à haute tension RTE au fonds dédié au démantèlement des centrales nucléaires. L?opération pourrait lui permettre de déconsolider 6 milliards de dettes sur les 44,1 milliards d?euros d?engagements financiers qui figuraient dans son bilan au 30 juin. Il s?agirait d?une mesure supplémentaire pour alléger le fardeau de sa dette. EDF devrait également encaisser 14 milliards d?euros à l?issue de la cession de réseaux en Grande-Bretagne et de la vente de sa participation dans le tour de table de ENBW en Allemagne.

L?objectif étant, in fine, de ramener l?endettement financier à des multiples plus raisonnables d?environ deux fois le résultat opérationnel. Il faudra au moins cela à EDF pour se débarrasser de son étiquette de groupe appartenant au secteur endetté et capitalistique des utilities, dont l?impopularité boursière n?est plus à faire.

D?une manière générale, EDF aura besoin de bien plus qu?une simple écriture comptable pour reconquérir la confiance du marché. Car le temps où le groupe trônait, avec une capitalisation boursière de 148,5 milliards d?euros, en tête des poids lourds du CAC 40 fin 2007 est révolu. Depuis, son cours s?est effondré de près de 60% et EDF s?est fait rétrograder à la sixième place du classement derrière LVMH, GDF Suez ou encore BNP Paribas. En cause, une structure de bilan déséquilibrée, qui a eu plutôt tendance à faire fuir les opérateurs en période de doute conjoncturel. Le tout sachant que la croissance future des bénéfices dépend essentiellement de l?évolution des tarifs et du taux de disponibilité des réacteurs nucléaire. Autrement dit, la marge de man?uvre financière d?EDF est limitée.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/12/2010 à 21:31 :
La defiance vis a vis d'EDF est comprehensible . Les investissements d'EDF , a l'international notamment , ont trop souvent ete des fiascos repercutes sur la facture des clients .. Les nominations des PDG d'EDF sont presque toujours le fait du prince . La nomination de Gadonneix , par defaut , avait fait l'objet d'un feuilleton politico-mediatique du plus mauvais gout ... Celle de Proglio est entachee d'un conflit d'interets criard "resolu" bien tard .. L'entreprise est minee par des syndicats avec lesquels doivent composer les Directions. EDF perd peu a peu son savoir faire et n'attire plus les meilleurs ingenieurs . Le nucleaire est une chasse gardee des polytechniciens ....
Quant a la mauvaise disponibilite des centrales , elle est la resultante de problemes techniques recurents et de conflits syndicaux rampants .... Pas de quoi attirer de potentiels investisseurs dans une entreprise dont l'actionnaire majoritaire reste le gouvernement .. L'histoire nous a enseigne que les entreprises "publiques" ne sont jamais des reussites industrielles .
Réponse de le 15/12/2010 à 15:57 :
Si, le prix de l'électricité payé par les employés et retraités edf est le prix de revient ou prix coûtant (ne peut-être différent car sinon vente à perte!) soit seulement 10% du prix facturé à ses clients: La marge brute edf est de 10 fois sont prix de revient! et malgré cela edf génère des pertes ? Comme client, je vois un gros potentiel de baisse pour moi, à moins que ce soit les "racheteurs" powéo, direct énergie et autres qui en profitent ! ?
Réponse de le 15/12/2010 à 17:31 :
pour voltR faux c'est comme le big mac de mcdo il coute 30 cts d'euro mais il est vendu 3,30 euros, hors il faut bien payer les restaurant les employé surtout la machine, donc votre commentaire est nul. pour l'elect c'est pareil.
Réponse de le 20/12/2010 à 7:25 :
réponse à Trop : vous confondez achats et frais généraux, les 2 font le prix de revient au-dessus c'est la marge nette! exemple, si le prix public est de 100E/Kwh et que le prix de revient edf est de 10E/kwh (prix payé par les employés ou retraités edf, sinon vente à perte!) la marge nette est 90 E/kwh! Si, powéo ou un autre se contente de x par 3 sont prix d'achat edf (le même que pour les employés) soit 30E/kwh, entre 100 et 30 E les prix peuvent baisser, sauf si l'indépendant veut garder toue le marge nette pour lui et c'est aussi le danger possible

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :